L’univers du RnB togolais est en ébullition. Une série de publications nostalgiques et énigmatiques des artistes Kiko et Santrinos Raphaël sur les réseaux sociaux met la toile en effervescence. Ces sorties suscitent une question brûlante : les deux artistes se préparent-ils à un coup d’éclat commun ou à un clash sans précédent ?
Le point de départ de cette tempête médiatique est une suite de publications au parfum de souvenirs. Tout a commencé lorsque Kiko, après la sortie de son nouveau projet audio, a inondé ses comptes de photos d’archives, de son enfance à ses premières heures en studio. Une publication accompagnée d’un emoji de cœur brisé et d’une légende évoquant des « derniers moments ensemble » a même semé le doute parmi ses fans, certains craignant une retraite anticipée.

Dans un timing pour le moins suspect, Santrinos Raphael a emboîté le pas, partageant à son tour des clichés de ses débuts vers 2017-2018. Le chanteur a complété cette manœuvre en commentant une photo de Kiko, l’appelant « petit » et l’encourageant à être fort, un geste perçu tantôt comme bienveillant, tantôt comme un subtil rappel de hiérarchie qui a engendré de vifs débats en commentaire de la publication.

Le public togolais divisé face au suspense
Cette stratégie de communication en miroir a immédiatement scindé les fans en deux camps. D’un côté, les optimistes rêvent d’une collaboration historique, un « banger » qui pourrait redynamiser une scène hip-hop locale jugée quelque peu en berne. Ils y voient l’opportunité parfaite pour un titre commun.
De l’autre côté, les plus pessimistes, ou peut-être plus réalistes, redoutent l’éclatement d’un conflit musical. Ils anticipent une série de diss tracks un peu comme entre Himra et Didi B en Côte d’Ivoire, réveillant de vieilles tensions jamais tout à fait éteintes.
La relation complexe entre entre Kiko et Santrinos
Pour comprendre la fièvre actuelle, il faut revenir sur la nature des liens entre les deux artistes loveurs du Togo. Loin d’être une rivalité ouverte, leur relation est décrite comme complexe. Il y a six ans, des interviews passées évoquent même un projet de collaboration qui n’a jamais abouti. Santrinos lui-même a précisé qu’ils n’étaient « ni amis, ni ennemis« , une zone grise qui alimente aujourd’hui toutes les spéculations.
Que se passe-t-il réellement ? Le podcasteur Voklia suggère qu’il pourrait s’agir d’une stratégie marketing savamment orchestrée. Dans les deux cas, que l’issue soit un featuring ou un clash, l’attention médiatique est déjà captée, et le buzz, bien réel. Une chose est sûre : le public togolais, lui, est suspendu à leur prochain mouvement.