La polémique n’aura pas duré longtemps. Ce samedi 14 février 2026, le président national de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), Jean-Pierre Fabre, a réuni militants, militantes et sympathisants au siège du parti à Lomé. Objectif affiché : échange, communication et mobilisation autour du « combat commun » pour la démocratie et le changement au Togo.
Mais au-delà des discours mobilisateurs, cette rencontre avait une autre urgence : répondre aux critiques et commentaires suscités par le récent appel à cagnotte pour l’ANC. Une initiative qui a fait grincer quelques dents dans l’opinion et sur les réseaux sociaux.
La réponse cinglante de Jean-Pierre Fabre
M. Fabre n’a pas esquivé. Interpellé sur la question, le leader de l’ANC a assumé pleinement la démarche, avec une question rhétorique qui en dit long sur sa position : « On appelle les militants, les sympathisants, à aider le parti à financer ses actes. Alors, quel est le problème ? Je n’en vois pas ! »
Une déclaration rapportée par nos confrères de republicoftogo, qui balaie d’un revers de main les interrogations sur la pertinence ou l’opportunité d’un tel appel aux dons.
Un financement citoyen assumé
Pour Jean-Pierre Fabre, la logique est simple : un parti politique, pour fonctionner, mener ses activités, organiser ses rencontres et porter ses idées sur le terrain, a besoin de moyens. Et ces moyens, dans une logique de transparence et d’indépendance, peuvent légitimement provenir de la contribution volontaire de ses soutiens.
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Loin d’être un tabou, le financement participatif des activités politiques serait donc, selon le président de l’ANC, une pratique normale et assumée.
Cette sortie intervient dans un contexte où les partis d’opposition togolais cherchent souvent à diversifier leurs sources de financement. Entre subventions publiques limitées, absence de financement privé structuré et méfiance vis-à-vis d’éventuels appuis extérieurs, l’appel aux militants reste une voie classique, bien que parfois controversée.
Reste à savoir quel accueil les militants et sympathisants réserveront à cet appel. Fabre, lui, semble convaincu que la cause justifie l’effort. Et invite ses troupes à regarder ailleurs que dans les critiques pour se concentrer sur « le combat commun« .










