Main sur le volant, table pour deux, silhouette floutée… Sur les réseaux sociaux, les preuves d’amour se font de plus en plus subtiles. En 2025, afficher son couple n’est plus un signe de réussite, mais presque un acte “cringe”. La tendance du moment ? Être en couple, oui, mais sans l’exposer.
Autrefois, les “couple goals” dominaient les stories et les feeds. Aujourd’hui, les visages disparaissent, remplacés par des gestes ou des indices. La journaliste Chanté Joseph, dans un article pour Vogue UK devenu viral, résume le phénomène en une question provocatrice : “Is having a boyfriend embarrassing ?” (“Est-ce gênant d’avoir un petit ami ?”).
Quand l’amour se vit en silence
Les femmes, notamment hétéros, choisissent de plus en plus de cacher leur partenaire. Non pas par honte, mais pour préserver leur intimité et leur indépendance. Montrer une main, une ombre ou un dîner suffit à suggérer sans tout révéler. Pour certaines, il s’agit d’éviter les drames post-rupture et les “unfollows” massifs. Pour d’autres, c’est une manière de rompre avec l’idée que leur identité dépend d’une relation. Le fameux “mauvais œil” n’est pas loin non plus : mieux vaut prévenir que guérir.
L’amour ne fait plus recette
Les créatrices de contenu l’ont remarqué : les posts en couple attirent moins. Plusieurs influenceurs ont vu leurs statistiques chuter après avoir dévoilé leur compagnon. Les audiences préfèrent désormais les profils indépendants, les femmes épanouies seules. L’algorithme, lui, semble récompenser le célibat, le self-love et les récits de renaissance. Le “glow-up post-breakup” suscite plus de vues que le “happy couple”.
Le célibat comme nouvelle liberté
Cette tendance s’inscrit dans un mouvement plus large. La génération Z redéfinit les priorités : l’amitié, la santé mentale et le développement personnel passent avant la validation romantique. L’amour n’est plus une obligation, encore moins une vitrine.
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Un choix féministe et assumé
Derrière ce retrait des projecteurs, se cache aussi une prise de pouvoir. Ne plus montrer son compagnon, c’est refuser d’être réduite à “la copine de”. Dans un contexte de féminisme digital, la décision est politique. “Les petits amis reviendront à la mode quand ils sauront se comporter”, ironise une créatrice dans le podcast The Delusional Diaries. Montrer son couple, c’est devenu presque vintage.
En 2025, le couple ne disparaît pas, il se transforme. L’amour ne se prouve plus en public : il se vit à huis clos. Ce n’est pas renier son partenaire, mais choisir de briller sans filtre, à deux, dans l’ombre des projecteurs. Parce qu’au fond, le vrai flex aujourd’hui, c’est peut-être de s’aimer en silence.










