Brésil : Une loi inhumaine punit les femmes victimes de viol

Lomé Actu, 14 juin 2024- Des milliers de Brésiliens sont descendus dans la rue ce jeudi dernier pour protester contre un texte de loi examiné au Congrès qui vise à criminaliser l’avortement, y compris en cas de viol.

Ce texte, soutenu par des députés évangéliques, prévoit des peines de prison allant jusqu’à 20 ans pour les femmes qui avortent après 22 semaines de grossesse, même si la grossesse est le résultat d’un viol. Cette proposition suscite l’indignation et la colère car elle pénalise les femmes victimes de viol en les forçant à porter la grossesse à terme.

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Les manifestants dénoncent une double peine pour les femmes victimes de viol, car la peine maximale prévue pour un violeur au Brésil est de 10 ans de prison. Ils rappellent que l’avortement est actuellement autorisé au Brésil uniquement en cas de viol, de risque pour la mère ou de problèmes avec le fœtus.

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Le texte en discussion, s’il est adopté, aggraverait considérablement la situation des femmes victimes de viol, qui ont déjà du mal à accéder à l’avortement légal. L’inquiétude est d’autant plus grande que le texte a été envoyé directement à la Chambre des députés, sans débat en commission, ce qui laisse craindre une adoption rapide sans une réelle prise en compte des conséquences dramatiques pour les femmes.

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