Au Ghana, une polémique sanitaire agite les réseaux sociaux après la diffusion de vidéos affirmant que certains vendeurs utiliseraient du plastique pour frire des chips de plantain. Face à ces accusations, la Food and Drugs Authority (FDA) a ouvert une enquête nationale afin de vérifier ces pratiques jugées dangereuses pour la santé.
Cette affaire suscite également des interrogations dans les pays voisins, notamment au Togo, où les chips de plantain sont largement consommées et vendues dans les rues.
Une enquête ouverte par les autorités ghanéennes
Dans un communiqué publié le 11 mars 2026, la FDA indique avoir lancé des opérations de surveillance du marché et des analyses en laboratoire sur des échantillons de chips de plantain vendus à travers le pays.
Les investigations font suite à plusieurs vidéos virales affirmant que certains vendeurs feraient fondre du polyéthylène, un type de plastique, dans l’huile de friture afin de rendre les chips plus croustillantes et d’augmenter leur durée de conservation.
Selon l’agence sanitaire, une telle pratique constitue une contamination chimique directe qui rend les aliments impropres à la consommation.
Des risques sanitaires sérieux
Les experts expliquent que la présence de plastique dans l’huile chaude peut provoquer une migration de substances toxiques vers les aliments.
Ces composés chimiques pourraient, à long terme, provoquer des perturbations endocriniennes, des déséquilibres hormonaux et un risque accru de certains cancers. Pour la FDA, la consommation répétée d’aliments contaminés par ces substances représente donc un danger pour la santé publique.
Des sanctions prévues par la loi
L’autorité sanitaire ghanéenne rappelle que l’utilisation de substances non alimentaires dans la préparation des produits destinés à la consommation est strictement interdite par la législation nationale.
En vertu de la loi ghanéenne sur la santé publique de 2012, les vendeurs reconnus coupables de telles pratiques s’exposent à des poursuites judiciaires, à des sanctions financières et à la fermeture de leur activité.
Une vigilance recommandée dans la sous-région
Cette affaire interpelle également dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, où les chips de plantain constituent un produit très populaire de la restauration de rue. Au Togo, les autorités sanitaires rappellent régulièrement l’importance du respect des règles d’hygiène et de sécurité alimentaire dans la préparation des aliments vendus au public. En attendant les résultats des analyses en cours au Ghana, la Food and Drugs Authority appelle les consommateurs à rester vigilants et à signaler toute pratique suspecte.










