L’Afrique du Sud connaît une nouvelle vague de violences xénophobes. Des manifestations anti-étrangers ont éclaté dans plusieurs villes, dont Pretoria et Johannesburg. Les protestataires accusent les ressortissants étrangers d’être responsables du chômage, de la criminalité et de la pression sur les services publics.
Face à cette situation, le Nigeria a déjà pris les devants. Le ministère nigérian des Affaires étrangères annonce l’évacuation volontaire de ses citoyens. Au moins 130 Nigérians se sont déjà inscrits pour être rapatriés.
Aucune déclaration du Togo pour l’instant
Pour l’instant, le Togo n’a fait aucune déclaration officielle sur cette situation. Le ministre togolais des Affaires étrangères n’a pas réagi. Aucune communication n’a été faite concernant d’éventuelles mesures de protection ou d’évacuation des ressortissants togolais vivant en Afrique du Sud.
Le chef de la diplomatie togolaise est actuellement mobilisé sur un autre front. Il est engagé dans la campagne « Correct The Map« , qui vise à exiger une carte du monde montrant enfin la vraie taille de l’Afrique.
Quelle est la situation des Togolais en Afrique du Sud ?
Aucun rapport spécifique ne mentionne pour l’instant un ciblage particulier de la communauté togolaise par rapport aux autres nationalités africaines. Les violences récentes d’avril 2026 ont visé principalement des ressortissants nigérians, zimbabwéens et d’autres pays de la région.
Rappelons toutefois que lors des vagues de violences xénophobes importantes de septembre 2019, l’ambassade du Togo en Afrique du Sud avait indiqué qu’aucun Togolais n’avait été directement visé. Elle avait tout de même donné des consignes de sécurité claires à la communauté togolaise sur place.
Le silence de Lomé interroge
Alors que le Nigeria agit, le silence du Togo interroge. La communauté togolaise d’Afrique du Sud, bien que discrète, existe et pourrait être vulnérable en cas d’escalade des violences.
Les autorités sud-africaines se sont engagées à réprimer la violence et à maintenir l’ordre. Actu Lomé continuera de surveiller la situation et tiendra ses lecteurs informés de toute évolution concernant la sécurité des Togolais sur place ou d’éventuelles déclarations officielles de Lomé.










