L’étau judiciaire se resserre autour du controversé tiktokeur togolais Achikan Goro. Selon des informations concordantes, il a été déposé, mardi 17 mars 2026, à la prison civile de Lomé, en compagnie d’un autre individu identifié sous le pseudonyme de Shadow Smart. Les deux hommes sont poursuivis pour des faits de diffamation.
Deux plaintes à l’origine de la procédure
À l’origine de cette affaire, une plainte introduite par un artiste togolais dont l’identité n’a pas été officiellement révélée. Mais selon des sources proches du dossier, la procédure a pris une nouvelle tournure avec l’ajout d’une seconde plainte émanant d’un ancien joueur, venant ainsi alourdir le dossier judiciaire des mis en cause.
D’après les mêmes sources, l’entourage du plaignant principal affiche une ferme détermination à aller jusqu’au bout de la procédure. Une posture qui laisse peu de place à une éventuelle résolution à l’amiable dans l’immédiat.
De la garde à vue au mandat de dépôt
Avant leur placement sous mandat de dépôt, Achikan Goro et son présumé complice étaient maintenus en garde à vue. Ils devaient être présentés au procureur de la République pour la suite de la procédure judiciaire. Le placement en détention provisoire marque une escalade significative dans le traitement judiciaire de cette affaire.
Sur le plan pénal, les faits de diffamation peuvent entraîner des sanctions lourdes, notamment des peines d’emprisonnement, en fonction de :
- La gravité des propos incriminés
- Les éléments retenus par la justice
- L’éventuelle récidive
- La personnalité des plaignants et leur préjudice
Au Togo, la diffamation est punie par le code pénal, et les peines peuvent être aggravées lorsque les propos sont diffusés sur les réseaux sociaux, considérés comme des médias de masse.
Une affaire qui agite la toile
Achikan Goro, connu pour ses vidéos souvent polémiques sur TikTok, compte des milliers d’abonnés sur les réseaux sociaux. Son style provocateur et ses attaques verbales contre des personnalités lui avaient déjà valu des avertissements et des mises en demeure par le passé.
Cette incarcération intervient dans un contexte où les autorités togolaises, à l’instar d’autres pays de la sous-région, renforcent la régulation des contenus sur les réseaux sociaux, particulièrement lorsque ceux-ci portent atteinte à l’honneur ou à la réputation des personnes.
Les deux hommes devraient être présentés au procureur dans les prochains jours pour l’ouverture éventuelle d’une information judiciaire. Leur maintien en détention dépendra des décisions du juge d’instruction en charge du dossier.










