Accidents de la route au Togo : l’ANC jouera les gendarmes

Accidents de la route au Togo : l'ANC jouera les gendarmes

La sécurité routière au Togo est de nouveau sur le devant de la scène. Le gouvernement a récemment dévoilé une série de mesures visant à réduire le nombre d’accidents de la route au Togo : intensification des contrôles de vitesse, répression des dépassements dangereux, vérification du port du casque et de la ceinture, contrôle strict des chargements et des transports en commun. Sur le papier, l’arsenal semble solide.

Mais pour l’Alliance nationale pour le changement (ANC), le problème n’est pas dans les annonces. Il est dans l’application.

« Des mesures déjà prises par le passé sans suivi »

Dans une déclaration publiée ce 23 février 2026, le porte-parole du parti, Eric Dupuy, a livré une analyse tranchante : « Des mesures similaires ont déjà été prises par le passé sans réel suivi. » Selon lui, les autorités privilégient la communication à la rigueur sur le terrain.

Lire aussi  Togo : Patrice Neveu attendu à Lomé ce mardi – les défis du nouveau sélectionneur

L’exemple cité par l’ANC est parlant : l’interdiction de circulation nocturne des bus et camions entre 18h et 5h, pourtant annoncée solennellement, n’aurait pas été respectée dans la durée. Les véhicules lourds continuent de rouler la nuit, malgré les risques.

Ce que réclame l’ANC pour limiter les accidents de la route au Togo

Le parti politique ne se contente pas de critiquer. Le parti formule une demande claire : l’application rigoureuse du code de la route et la sanction effective des comportements à risque. Pour ses responsables, ce n’est pas tant le manque de textes qui tue sur les routes togolaises, mais plutôt l’impunité et le laisser-aller.

Nous n'avons pas pu confirmer votre inscription.
Votre inscription est confirmée.

Newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter pour suivre nos actualités.

Lire aussi  Togo : vers la réduction du coût du certificat d'origine ?

Le bilan des accidents de la route au Togo reste préoccupant. Chaque année, des centaines de vies sont fauchées sur les axes, sans que la tendance s’inverse durablement. Les causes sont connues : excès de vitesse, alcool au volant, mauvais état des véhicules, non-respect du code, surcharge des transports en commun.

Lire aussi  Pénurie d'eau à Kpélé : la mairie prend une mesure exceptionnelle – ce qui va changer

Face à ce constat, l’urgence n’est plus à l’invention de nouvelles mesures, mais à l’application stricte de celles qui existent déjà.

Pour l’instant, les autorités n’ont pas réagi aux critiques de l’ANC. Mais le débat est lancé. Car derrière la polémique politique, il y a une réalité qui concerne tous les Togolais : celle de la sécurité sur les routes.

Rejoins notre chaîne WhatsApp