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Vraiment Rock

Chaque fois que la « vraie » guitare qui fait le tour du quartier et qu’on se passe de maison en maison arrive chez lui, il ne la lâche pas durant ces quelques heures si précieuses. Le souvenir d’un grand frère musicien, populaire, très influencé par Bob Marley et décédé en 1989, alimente sa flamme. Il est encore au lycée quand il fait ses débuts professionnels avec le rockeur bluesman togolais Jimi Hope, son « mentor ». À la même époque, il lui arrive de se rendre au club So What à Cotonou, au Bénin, où joue Patrick Ruffino, avec lequel il va entretenir une complicité musicale de longue date.
Chez lui, il se fait rapidement un nom et s’illustre notamment aux côtés de King Mensah, l’un des chanteurs les plus en vue du pays. Avec son groupe Maleeka, en compagnie duquel il enregistre son premier album au début des années 2000, son répertoire se situe déjà entre le rock et l’Afrique. Une fois ses bagages posés en France, son univers se diversifie au contact de Richard Bohringer, Keziah Jones (invité sur l’album), Matthieu Chédid ou encore Angélique Kidjo, qu’il voit comme une des artistes emblématiques de l’Afrique.
À Paris, il est souvent contacté « parce qu’on a besoin d’un guitariste qui apporte une couleur africaine ». Difficile d’échapper aux clichés. Alors, il commence par donner ce qu’on attend de lui. Mais très vite, au fil des séances de studio, celui qui aime utiliser comme « signature musicale » (ici sur Back Home) le principe de stéréo sur les guitares, emprunté à son modèle Hendrix, fait d’autres propositions. « Au final, ils se rendent compte qu’ils ont eu un guitariste rock », s’amuse-t-il,