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Électricité et eau : la LCT demande de suspendre tout projet de hausse des tarifs

Électricité et eau : la Ligue des consommateurs du Togo réclame des Assises nationales et la suspension de toute hausse. Aucune annonce officielle à ce stade.

Électricité et eau : la Ligue des consommateurs du Togo (LCT) demande au gouvernement de suspendre tout projet de hausse des tarifs et d’organiser des Assises nationales sur ces deux secteurs. Son communiqué, daté du lundi 2 novembre 2026, s’appuie sur des coupures répétées et sur des « informations persistantes » de pressions du FMI. À ce stade, aucune nouvelle hausse n’a été annoncée officiellement.

Le texte, signé par le président de la Ligue, Dr Emmanuel Sogadji, porte un titre direct : « Payer plus pour être moins servi ? ». L’association y décrit un abonné coincé entre un service irrégulier et la crainte d’un kilowattheure plus cher. Elle ne cite aucun projet de décret, aucun montant et aucune date.

Électricité et eau : ce que réclame la LCT

La Ligue veut réunir autour d’une même table l’État, les régulateurs, la CEET, la TdE, les partenaires financiers et techniques, le secteur privé, les syndicats et les associations de consommateurs. L’objectif affiché : bâtir une politique énergétique durable et acceptée par tous.

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En attendant ces Assises, elle pose quatre demandes :

  • la suspension de tout projet de hausse des tarifs de l’électricité et de l’eau ;
  • la transparence sur les coûts du secteur et sur les exigences des partenaires financiers ;
  • un programme public de réduction des coupures ;
  • le maintien et l’élargissement de la tranche sociale.

Sur le FMI, la formulation reste prudente. La LCT évoque des « informations persistantes » et invite le gouvernement à « éclairer l’opinion », sans produire de document. Notre rédaction n’a pas trouvé, à la date du jeudi 5 novembre 2026, de texte officiel annonçant une augmentation, ni de réaction du gouvernement à ce communiqué.

Électricité et eau : le siège de la CEET à Lomé
L’immeuble de la CEET à Lomé. Photo : Hermannkass, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Des coupures au cœur de la colère

La Ligue insiste sur les dégâts du quotidien : appareils électroménagers endommagés sans indemnisation, denrées perdues chez les commerçantes et les petits restaurateurs, ateliers de soudure ou de couture et salons de coiffure à l’arrêt, dépenses de carburant pour les groupes électrogènes. Elle signale aussi des quartiers plongés dans le noir, et des perturbations dans les centres de santé, les écoles et l’adduction d’eau.

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Le sujet dépasse désormais les associations de consommateurs. L’opposition a appelé à manifester le 20 novembre contre ces coupures à répétition. De son côté, la CEET avait prévenu sa clientèle de perturbations liées à la maintenance du gazoduc de la WAPCo, du 7 au 22 octobre.

Le précédent de 2025

La LCT garde en mémoire l’arrêté interministériel du 24 mars 2025. Il avait relevé les tarifs de l’électricité d’environ 12,5 % en moyenne, un chiffre que reprend le communiqué, et l’association s’était opposée à la mesure dès le mois de mai suivant. Selon elle, la décision a été prise sans concertation et a dû être suspendue en partie.

Le ministère des Mines et des Ressources énergétiques avait alors défendu cet ajustement dans un communiqué. Il expliquait que le kilowattheure coûtait en moyenne 145 FCFA à produire en 2024 et qu’il était revendu 102 FCFA en moyenne, un tarif inchangé depuis 2011. L’État indiquait avoir mobilisé plus de 56 milliards FCFA entre 2020 et 2025 pour soutenir l’approvisionnement de la CEET, à laquelle il a aussi apporté sa garantie pour une ligne de crédit de 40 milliards FCFA de la BOAD.

La Ligue dit ne pas nier ces difficultés financières. Mais pour elle, le consommateur n’a pas à éponger des déficits dont il n’est pas responsable, surtout après d’autres hausses du coût de la vie, dont le relèvement des prix du carburant en septembre.

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Ce que cela change pour les abonnés

Pour l’instant, rien ne change sur les factures ni sur les recharges de compteur : le communiqué est une demande, pas une décision. La grille en vigueur reste celle publiée par la CEET sur son site.

La LCT appelle les consommateurs à rester vigilants et à lui signaler tout préjudice subi. Une nouvelle hausse de l’eau ou de l’électricité passerait par un texte officiel : c’est ce document, et non les rumeurs, qui ferait foi. Reste à savoir si le gouvernement répondra à la Ligue, qui lui demande de dire clairement si un projet existe.

Source : Ligue des consommateurs du Togo, communiqué n° 12/2026 du 2 novembre 2026 ; ministère des Mines et des Ressources énergétiques, communiqué de mai 2025.

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L'auteur Raheem Geraldo

Je suis Raheem GERALDO, un passionné de nouvelles technologies et de médias. Je ne tiens pas en place. Toujours prêt à partager mon savoir-faire, que ce soit en…

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