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Autoroute Abidjan-Lagos : réuni à Lomé, le comité de pilotage revoit le coût à 13, voire 10 milliards de dollars. Les propositions du Togo.

Le futur grand axe côtier de l’Afrique de l’Ouest coûtera moins cher que prévu. Réunis vendredi 30 octobre à Lomé, les responsables du projet d’autoroute Abidjan-Lagos ont fait le point sur ce chantier de 1 000 kilomètres. Son coût estimé passe de 15 milliards de dollars à 13, voire 10 milliards selon les options retenues.
Le comité de pilotage a réuni des représentants de la CEDEAO, de la Banque africaine de développement (BAD), de l’Autorité de gestion du corridor (ALCOMA) et des pays concernés : Nigeria, Ghana, Côte d’Ivoire et Togo. Le ministre togolais des Infrastructures, Sani Yaya, a salué cette baisse et souhaité que de nouvelles économies permettent de descendre encore, selon le portail officiel République Togolaise.
L’autoroute doit relier la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria le long de la côte. Ce sera une route à péage de quatre à six voies, et jusqu’à huit voies dans l’agglomération de Lagos. Elle sera connectée aux autres corridors routiers et ferroviaires, ainsi qu’aux aéroports de la région.
D’après la BAD, les travaux devraient commencer en 2027 et durer quatre ans, pour une mise en service vers 2031. Le projet est toutefois évoqué depuis plus de dix ans et a déjà accumulé les retards. Nous suivions déjà la préparation du Togo pour les travaux à la fin de la phase d’études.

Lomé a surtout insisté sur un point : l’autoroute n’aura d’intérêt que si elle est terminée de bout en bout. « Tant qu’une portion n’est pas construite, nous n’avons pas de corridor », a résumé Sani Yaya. Le Togo a donc fait trois propositions :
Les ministres de la Sécurité, Calixte Batossie Madjoulba, et de l’Administration territoriale, Awaté Hodabalo, participaient également aux discussions.
Pour le Togo, situé au milieu du tracé de l’autoroute Abidjan-Lagos, l’enjeu est double. D’abord commercial : une autoroute continue faciliterait le transport des marchandises entre le port de Lomé et les grands marchés voisins, à commencer par le Nigeria et le Ghana. Ensuite quotidien : les usagers de la route côtière, aujourd’hui saturée aux heures de pointe, pourraient gagner en temps et en sécurité.
Il faudra cependant patienter. Même si le calendrier de la BAD est tenu, l’ouverture de l’autoroute Abidjan-Lagos n’est pas attendue avant 2031, soit dans cinq ans au mieux, à condition que les cinq pays avancent au même rythme. D’ici là, la question des expropriations le long du tracé sera suivie de près par les riverains, dont les terrains pourraient être concernés. Le projet avait déjà fait l’objet d’une réunion d’évaluation à Lomé lors d’une étape précédente.
Source : portail officiel République Togolaise, 30 octobre 2026. Photos : Minette Lontsie (CC BY-SA 4.0) et Philip Nalangan (CC BY 4.0), Wikimedia Commons.