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Si vous voyez des équipes médicales en combinaison, des ambulances et des forces de l’ordre s’activer à l’aéroport de Lomé ce vendredi 30 octobre, ne cédez pas à la panique. Il ne s’agira pas d’un vrai incident, mais d’un exercice de simulation. L’Aéroport international Gnassingbé Eyadema (AIGE) accueillera la 6ᵉ édition d’EPULO, une opération organisée par la Société aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT).
Le scénario retenu est aussi réaliste qu’inquiétant sur le papier : la présence d’une maladie à potentiel épidémique à bord d’un aéronef. Un défi de taille pour les autorités sanitaires et aéroportuaires, qui doivent être capables de gérer une telle crise sans paralyser le trafic.
L’objectif de cette simulation est d’évaluer la capacité de réaction des équipes de l’aéroport et de leurs partenaires face à une menace sanitaire liée aux opérations aériennes. Dans un monde où les voyages facilitent la propagation rapide des virus, il est indispensable de tester les protocoles en conditions réelles.
Les interventions se dérouleront dans des conditions proches de la réalité, conformément aux normes et pratiques recommandées par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). L’exercice s’appuiera sur le plan d’urgence de l’AIGE, notamment les dispositions relatives aux interventions de santé publique.
Au-delà de l’aspect médical, cet exercice est un test de coordination. Il s’agit de vérifier que les différents acteurs (SALT, services de santé, sécurité civile, forces de l’ordre, compagnies aériennes) peuvent travailler main dans la main sans se marcher sur les pieds.
En cas de véritable alerte épidémique, chaque minute compte. Une mauvaise coordination pourrait entraîner des retards dans la prise en charge des malades, voire une propagation du virus. D’où l’importance de répéter ces scénarios pour identifier les failles avant qu’elles ne coûtent des vies.
Pour les voyageurs et le personnel aéroportuaire, ces exercices organisés périodiquement contribuent à vérifier la préparation des différents acteurs. Ils permettent d’améliorer les procédures, de former le personnel et de rassurer le public sur le niveau de sécurité de l’infrastructure. Si vous devez prendre l’avion ce vendredi, ne soyez donc pas surpris par l’effervescence autour de l’aéroport.