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Mercredi 21 octobre 2026
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Togo

Pourquoi la CEET ne peut pas nous sortir un calendrier des coupures ?

Les Togolais le savent : demander un calendrier précis des délestages relève de la mission impossible. Le directeur général de la CEET, Illagou Ayéva, l’a lui-même reconnu. Face aux caméras de la Télévision togolaise (TVT), il a expliqué pourquoi l’entreprise ne peut pas dire aux usagers quand le courant reviendra. La faute à une crise sous-régionale imprévisible. « La situation évolue d’heure en heure », a-t-il justifié.

Les coupures actuelles découlent des travaux de maintenance préventive de la West African Gas Pipeline Company (WAPCo) sur le gazoduc qui alimente les centrales thermiques. Initialement prévus en juin ou juillet, ces travaux ont été repoussés à cause de contraintes matérielles internationales. Résultat : ils tombent en pleine période de forte chaleur, forçant la CEET à brûler des combustibles liquides, plus chers et moins efficaces que le gaz, pour limiter la casse.

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Le mirage de la sécurité énergétique

Cette situation illustre un mal plus profond : la dépendance extérieure du Togo. Le pays importe encore une part de son électricité du Ghana, du Nigeria et du Bénin via la Communauté Électrique du Bénin. Quand un fournisseur principal, comme le Nigeria, réduit sa fourniture ou que son gazoduc s’arrête, c’est tout le réseau togolais qui vacille. Le DG de la CEET a beau écarter la piste d’une dette, le problème reste structurel.

Pour sortir de cette ornière, le Togo doit accélérer. L’indépendance énergétique n’est plus un slogan, c’est une urgence nationale. Pour l’heure, le pays s’appuie sur des infrastructures clés : les centrales de Lomé, le parc solaire de Blitta et le barrage hydroélectrique de Nangbéto. Mais cela ne suffit pas face à une demande croissante.

Objectif 2030 : le grand saut

Le gouvernement en est conscient et affiche ses ambitions. Via le Pacte National de l’Énergie, le pays vise un accès universel à l’électricité et plus de 50 % d’énergies renouvelables dans son mix d’ici 2030.

Pour y parvenir, les chantiers s’annoncent colossaux. Il faudra étendre les parcs solaires, notamment à Blitta, mais aussi développer de nouveaux projets à Dapaong, Sokodé et Awandjélo. L’hydroélectricité devra être renforcée pour porter le renouvelable au cœur du système.

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Sur le plan financier, l’effort est massif. Le Togo prévoit de mobiliser 3 milliards de dollars dans le cadre de l’initiative « Mission 300 » portée par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD).

Pour pérenniser son autonomie, le Togo regarde même plus loin. Des réflexions sont engagées autour de l’intégration de projets de nucléaire civil, notamment avec les microréacteurs modulaires. Une technologie de rupture qui pourrait, à long terme, changer la donne et garantir une production stable.

Ce que cela change pour les Togolais

En attendant que ces grands projets sortent de terre, les usagers devront composer avec l’incertitude. L’absence de calendrier n’est pas qu’un problème de communication : c’est le symptôme d’un système encore trop fragile.

Si les investissements annoncés se concrétisent et que le mix énergétique se diversifie, les délestages pourraient devenir un mauvais souvenir. Mais d’ici là, chaque maintenance d’un gazoduc voisin continuera de plonger des quartiers entiers dans le noir. L’indépendance énergétique du Togo n’est pas seulement une ambition économique ; c’est une nécessité pour le quotidien des citoyens.

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L'auteur Raheem Geraldo

Je suis Raheem GERALDO, un passionné de nouvelles technologies et de médias. Je ne tiens pas en place. Toujours prêt à partager mon savoir-faire, que ce soit en…

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