Un nouveau drame vient rappeler la dangerosité de l’orpaillage clandestin en Afrique de l’Ouest. Un ressortissant togolais a été retrouvé sans vie dans un trou, sur un site d’exploitation illégale de l’or situé dans la forêt Adifè, dans la région de Bongouanou, en Côte d’Ivoire.
La victime travaillait sur ce site exploité illégalement. Pour l’heure, les raisons pour lesquelles elle s’est retrouvée dans ce trou n’ont pas été établies. Aucune précision supplémentaire n’a été communiquée sur son identité, ni sur les circonstances ayant précédé sa mort.
Un site pourtant ciblé par les autorités
L’affaire soulève une question dérangeante. D’après les informations rapportées, le site aurait été de nouveau investi par des orpailleurs clandestins, malgré les opérations menées contre cette activité.

Après avoir été alertée, la gendarmerie s’est rendue sur les lieux pour procéder aux constatations d’usage. Une enquête devra déterminer les causes exactes du décès et préciser les éventuelles suites données à cette affaire.
Pourquoi l’orpaillage clandestin tue
L’exploitation artisanale clandestine de l’or expose les travailleurs à de nombreux risques. Chutes dans les excavations, éboulements, effondrements de terrain : les dangers sont multiples et souvent mortels.
Sur ces sites, l’absence de dispositifs de sécurité adaptés transforme une activité de subsistance en véritable piège. Les puits sont creusés sans normes, sans étaiement, parfois à des dizaines de mètres de profondeur. Une simple pluie peut suffire à provoquer un effondrement.
Ce que cela change pour la diaspora togolaise
Ce drame rappelle une réalité peu évoquée : de nombreux Togolais migrent vers les pays voisins, notamment la Côte d’Ivoire, pour chercher de l’or dans des conditions précaires. Une activité qui nourrit des familles, mais qui coûte aussi des vies.
Pour les autorités togolaises et ivoiriennes, l’enjeu est complexe. Interdire l’orpaillage clandestin est une chose. Offrir des alternatives économiques aux communautés qui en dépendent en est une autre. Sans solution de rechange, les sites fermés finissent souvent par rouvrir.
Une lutte qui patine
Malgré les opérations menées régulièrement, l’orpaillage illégal continue de prospérer dans la sous-région. Le prix élevé de l’or, la pauvreté rurale et la faiblesse des contrôles alimentent un cycle difficile à briser.
Ce nouveau drame en est la preuve douloureuse. Derrière chaque site clandestin, il y a des hommes et des femmes qui prennent des risques considérables pour quelques grammes de métal précieux. Et parfois, ils n’en reviennent pas.
Avec Koaci







