Martin Drevon quitte la direction générale de la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT) après cinq années passées à sa tête.
Dans un message rapporté par la presse économique, il confie partir « serein et plein d’espoir pour l’avenir », estimant laisser des fondations solides pour la suite de la dynamique engagée dans la filière cotonnière togolaise. Jacky Riviere, qui avait déjà dirigé la société en 2021, assurera l’intérim.
Une production passée de 60 000 à près de 80 000 tonnes
Le bilan affiché par la NSCT témoigne d’une progression notable sur la période. Selon la société, la production de coton-graine est passée d’environ 60 000 à près de 80 000 tonnes. La campagne 2025-2026 a enregistré un rendement moyen de 1 064 kg à l’hectare, présenté comme le meilleur depuis la création de l’entreprise.

Pour la saison 2026-2027, les perspectives s’annoncent encore plus ambitieuses : les superficies annoncées atteignent 120 000 hectares, contre 80 000 la saison précédente. Une hausse significative qui traduit la confiance des producteurs et l’élargissement du périmètre cultivé.

L’agriculture régénératrice comme moteur
La société attribue ces résultats à plusieurs leviers, au premier rang desquels l’agriculture régénératrice. Plus de 37 550 producteurs ont été formés à ces pratiques, qui visent à préserver la santé des sols tout en améliorant les rendements.
La NSCT met également en avant des solutions de valorisation de la matière organique, comme le biochar et le bokashi. Ces techniques permettent de transformer les résidus agricoles en amendements fertiles, réduisant la dépendance aux intrants chimiques et renforçant la résilience des exploitations face aux aléas climatiques.
Jacky Riviere assure l’intérim
En attendant la nomination d’un nouveau directeur général, Jacky Riviere prend les rênes de la société par intérim. Il n’est pas un inconnu dans la maison, puisqu’il avait déjà dirigé la NSCT en 2021. Cette continuité devrait permettre d’assurer la transition sans rupture dans la conduite des opérations.
La NSCT est contrôlée par le groupe Olam International, qui détient 51 % du capital depuis la privatisation de la société. Le reste est partagé entre l’État togolais et la coopérative nationale des producteurs de coton.
Groupe agroalimentaire mondial coté à Singapour, Olam est présent dans une soixantaine de pays. Cette assise internationale donne à la NSCT un accès à des marchés et à des expertises qui dépassent le cadre national.








