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TOGO

Agriculture : le Togo s’appuie sur un satellite kirghiz pour surveiller ses terres

Raheem Geraldo Raheem Geraldo
6 octobre 2026 3 min de lecture
Agriculture : le Togo mise sur un satellite kirghiz

Le Togo va renforcer ses capacités d’observation de la terre et de l’agriculture grâce à une coopération dans le domaine spatial avec le Kirghizistan. Selon un communiqué du ministère togolais de l’Efficacité du Service Public et de la Transformation Numérique, ce partenariat a été lancé le jeudi 1er octobre 2026, à l’occasion de la mise en orbite du premier satellite national kirghiz.

Cette collaboration prévoit la transmission de données satellitaires vers Lomé, ainsi qu’un transfert de technologies et de compétences.

Ce que le satellite kirghiz apportera concrètement au Togo

Développé au Kirghizistan, l’engin produit des images d’observation de la Terre. Ces données pourront être exploitées au Togo pour améliorer le suivi des cultures et des pâturages, détecter les signes de sécheresse, estimer les rendements agricoles, ou encore surveiller les ressources en eau et les forêts.

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Dans un premier temps, le Kirghizistan fournira les données au Togo et accompagnera la formation de personnels locaux chargés de leur exploitation. Par la suite, Lomé prévoit de mobiliser ces informations pour l’exploration de minéraux stratégiques et le développement des énergies renouvelables. Une manière d’accéder aux données d’observation spatiale sans avoir à disposer immédiatement de son propre satellite.

Une dynamique déjà engagée au Togo

Cette coopération s’inscrit dans une dynamique déjà en cours. Depuis septembre 2026, un projet soutenu par le PNUD et le Japon expérimente l’utilisation de données satellitaires et de l’intelligence artificielle pour le suivi des cultures et l’anticipation des risques climatiques dans la région des Savanes.

Cette expérimentation couvre une zone de 1 000 km² englobant les préfectures de Cinkassé et de Tône, deux territoires particulièrement exposés aux aléas climatiques. L’apport d’un partenaire spatial supplémentaire vient donc consolider une approche déjà testée sur le terrain.

Vers un partenariat spatial de plus long terme

À plus long terme, Lomé et Bichkek envisagent d’élargir leur coopération spatiale, avec notamment la possibilité de développer et de lancer conjointement de futurs engins. Un horizon qui dépasse la simple fourniture de données pour toucher à la maîtrise technique.

La ministre togolaise de l’Efficacité du Service public et de la Transformation numérique, Cina Lawson, a résumé la philosophie de cette démarche : « Pour nous, la technologie spatiale n’est pas une fin en soi. Sa valeur réside dans ce qu’elle peut apporter à notre population et à notre économie : aider nos agriculteurs à produire davantage, améliorer notre compréhension et la gestion de nos ressources naturelles, et soutenir le développement des énergies propres. »

Un volet numérique déjà bien installé

Ce partenariat ne se limite pas au spatial. Dans le domaine de l’économie numérique, un mémorandum d’entente lie déjà le Togo au Kirghizistan. Il porte sur le développement des technologies de l’information et de la communication, et cible notamment la transformation numérique des administrations, le renforcement de l’e-gouvernement et l’amélioration de la cybersécurité.

Pour le Togo, l’enjeu est double : mieux surveiller ses terres agricoles et ses ressources naturelles, tout en renforçant ses compétences technologiques dans un secteur en pleine expansion.

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