Le Togo renforce son dispositif de protection des ressources naturelles. De nouvelles brigades mobiles de surveillance environnementale et forestière ont été officiellement créées jeudi 1er octobre 2026 par arrêté du ministre de l’Environnement, Dodzi Kokoroko.
Ces unités seront déployées dans différentes zones du pays afin de renforcer la surveillance des espaces forestiers et des sites considérés comme sensibles.
Des brigades présentes dans les zones sensibles
Les nouvelles équipes auront notamment pour mission d’effectuer des patrouilles dans les massifs forestiers, les plans d’eau et d’autres secteurs nécessitant une surveillance particulière. Elles pourront également se rendre sur des sites où des activités illégales sont signalées ou suspectées. Leur intervention pourra avoir lieu aussi bien en journée que durant la nuit, dans les limites de leur ressort territorial. Le dispositif vise notamment à mieux détecter les activités liées à l’exploitation illégale des ressources naturelles.

Trafic de bois et infractions environnementales dans le viseur
Les brigades auront également pour tâche d’identifier les circuits clandestins liés à l’approvisionnement et à la transformation du bois. Elles pourront intervenir dans la constatation et la répression des infractions environnementales. Elles pourront par ailleurs apporter leur concours aux autorités locales lorsqu’il faudra gérer des conflits liés à l’exploitation des ressources naturelles.
Les équipes seront constituées d’agents assermentés des eaux et forêts, choisis notamment en fonction de leurs compétences et de leur probité. Leur coordination nationale sera placée sous la responsabilité du chef de corps des agents des eaux et forêts. Sur le terrain, les brigades devront travailler avec les forces de sécurité, les collectivités territoriales et les services techniques déconcentrés.
À travers ce nouveau dispositif, les autorités veulent renforcer la présence des agents chargés de la protection de l’environnement et mieux lutter contre les coupes illégales, le trafic de bois et d’autres pratiques susceptibles de dégrader les ressources naturelles du pays.







