Les douanes béninoises ont mis la main sur une cargaison qui aurait pu faire des dégâts considérables. Ce mercredi 29 juillet, les agents du Service régional de lutte contre la fraude (SRLCF) Atacora-Donga ont intercepté un véhicule transportant 3 295 bâtons d’explosifs au poste de contrôle d’Anoum, sur l’axe Sonahoulou-Djougou, dans le nord du Bénin.
Selon les autorités béninoises, la marchandise, d’un poids total de 500 kilogrammes, était dissimulée dans 10 sacs parmi des marchandises ordinaires. Une tentative de dissimulation qui n’a pas trompé la vigilance des douaniers.
Une cargaison de. bâtons d’explosifs partie de Kétao au Togo
L’information qui interpelle particulièrement les autorités togolaises : le véhicule transportant cette cargaison avait quitté Kétao, une localité du nord du Togo. Sa destination officieuse ? Malanville, dans le département de l’Alibori, au nord du Bénin, une zone proche de la frontière avec le Niger.

Au moment de l’interception, le conducteur a pris la fuite, laissant sur place le véhicule et sa dangereuse cargaison. Une enquête a été ouverte de part et d’autre de la frontière pour identifier les personnes impliquées et démanteler le réseau à l’origine de ce transport illicite.
Un trafic aux multiples dangers
Le transport d’explosifs sans autorisation est un fléau qui menace la sécurité de toute la sous-région. Ces produits, destinés à l’exploitation minière ou aux travaux publics, peuvent être détournés à des fins criminelles : attaques, vols à main armée, destruction de biens publics ou privés.
Dans les mains de personnes mal intentionnées, 3 295 bâtons d’explosifs représentent un risque considérable pour les populations civiles et les forces de l’ordre. Leur saisie est donc une victoire pour la sécurité régionale.
Le Bénin renforce sa lutte contre les trafics
Cette opération s’inscrit dans le cadre du renforcement des contrôles menés par l’administration douanière béninoise contre les trafics illicites. Depuis plusieurs mois, les autorités béninoises multiplient les opérations de contrôle aux frontières et sur les axes routiers stratégiques.
Les résultats sont significatifs : saisies de cartouches de chasse, de médicaments de contrebande, de téléphones introduits frauduleusement. La lutte contre la fraude est devenue une priorité pour le gouvernement béninois, qui entend sécuriser ses frontières et protéger ses citoyens.
Quelles conséquences pour le Togo ?
Cette saisie pose question du côté togolais. Comment une telle cargaison a-t-elle pu quitter le territoire sans être détectée ? Quels sont les circuits empruntés par ces trafiquants ? Quelles mesures les autorités togolaises comptent-elles prendre pour empêcher que de tels transports ne repartent de son sol ?
La coopération entre les services de douane et de sécurité togolais et béninois est plus que jamais nécessaire. Les frontières sont poreuses, et les trafiquants exploitent toutes les failles. Une réponse coordonnée est indispensable pour endiguer ce fléau.
L’enquête suit son cours. Les autorités espèrent rapidement identifier et interpeller les responsables de ce trafic dangereux.







