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TOGO

Affaire badges média aux Evala : la HARC met les points sur les i

Raheem Geraldo Raheem Geraldo
28 juillet 2026 4 min de lecture
Affaire badges média aux Evala : la HARC met les points sur les i

La polémique aura eu le mérite de clarifier les choses. Après les vives réactions des organisations professionnelles de presse sur l’attribution de badges média aux Evala 2026 aux créateurs de contenu, la Haute autorité de régulation de la communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) a convoqué une rencontre d’échanges. Rendez-vous était pris le 24 juillet à Lomé avec les organisations professionnelles et le ministère de la Communication.

Objectif : rappeler les responsabilités de chaque acteur en matière d’accréditation et évoquer les défis liés à l’essor fulgurant des médias numériques au Togo.

Qui fait quoi ? La HARC précise ses compétences

Face aux interrogations, la HARC a tenu à clarifier un point essentiel : elle ne participe ni à la conception ni à la distribution des badges délivrés pour les manifestations comme les Evala. Cette responsabilité relève exclusivement des comités d’organisation des événements.

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En revanche, l’organe de régulation rappelle qu’il délivre les badges de presse destinés aux journalistes titulaires de la carte de presse, principalement pour les événements d’envergure nationale. Pour les manifestations à caractère régional ou préfectoral, les modalités d’accréditation sont laissées à l’appréciation des organisateurs.

Badge de presse vs badge média : quelle différence ?

La confusion entre ces deux types d’accréditation est au cœur des discussions sur l’évolution du secteur des médias au Togo. Voici les différences claires :

Type de badgeDestinatairesAccès
Badge de presseJournalistes et photojournalistes reconnus, titulaires de la carte de presseEspaces de travail réservés à la couverture journalistique
Badge « média »Créateurs de contenus, vidéastes, youtubeurs, podcasteurs, influenceursDépend des critères définis par les organisateurs

Les organisations de presse estimaient que la délivrance de badges « média » à des créateurs de contenus entretenait une confusion entre journalistes professionnels et autres acteurs du numérique. Une confusion que la HARC a pris soin de dissiper.

L’essor du numérique : un défi pour la régulation

Les échanges ont également porté sur la régulation de la communication numérique. La HARC et le ministère de la Communication reconnaissent que les créateurs de contenus occupent désormais une place importante dans l’écosystème médiatique togolais. Tiktokeurs, youtubeurs, podcasteurs, influenceurs : ils sont nombreux à couvrir l’actualité, parfois avec une audience supérieure à celle des médias traditionnels.

Mais cette place grandissante soulève des questions : qui est journaliste ? Qui est simple créateur de contenu ? Quelles sont les responsabilités de chacun ? La HARC et le ministère jugent nécessaire de mieux encadrer ces activités, notamment lors des grands événements, afin de définir clairement les responsabilités de chaque catégorie d’acteurs.

Vers une régulation adaptée aux nouveaux médias

La rencontre du 24 juillet a permis de poser les bases d’une réflexion plus large sur l’évolution du secteur. Les plateformes numériques prennent une place grandissante dans la couverture de l’actualité, et les règles du jeu doivent s’adapter.

Pour les journalistes traditionnels, la carte de presse reste le sésame qui garantit un accès privilégié aux événements officiels. Pour les créateurs de contenus, des solutions alternatives doivent être trouvées pour leur permettre d’exercer leur activité sans créer de confusion avec le métier de journaliste.

La HARC a ainsi ouvert un chantier important : celui d’une régulation qui prend en compte la diversité des acteurs de la communication au Togo, tout en préservant la crédibilité et le professionnalisme du métier de journaliste.

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