Le Bénin a récemment réaffirmé l’interdiction de l’insecticide SNIPER 1000 EC DDVP sur son territoire, une décision prise lors du Conseil des ministres du 1er juillet 2026.
Ce produit controversé, vendu contre les moustiques et les cafards, est classé comme « très dangereux » par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Mais qu’en est-il au Togo ? Pour l’instant, aucune décision similaire n’a été prise par les autorités togolaises, et le produit continue d’être utilisé dans de nombreux ménages.
Le SNIPER est prisé pour son prix accessible et sa rapidité d’action. Mais derrière ces avantages apparents se cache un danger bien réel pour la santé.
Un produit classé « très dangereux » par l’OMS
Selon le compte rendu du Conseil des ministres béninois, le SNIPER contient du dichlorvos, une substance classée par l’OMS dans la catégorie « Toxicité aiguë 1b, très dangereux ». Une exposition à ce produit peut provoquer des troubles cutanés, des irritations, et à long terme, des risques accrus de cancer, en particulier chez les enfants.
Face à ce constat, l’exécutif béninois a ordonné le retrait immédiat du produit sur tout le territoire, renforcé les contrôles sur le terrain et menacé de poursuites les commerçants qui continueraient à le vendre.
Interdiction au Bénin : et au Togo ?
Au Togo, la situation est différente. Le SNIPER est encore largement disponible dans les marchés, les boutiques et même chez certains vendeurs ambulants. Utilisé par de nombreux ménages pour lutter contre les moustiques et les cafards, son prix attractif et son efficacité rapide en font un produit de choix, malgré les risques.
Aucune décision officielle n’a pour l’instant été prise par les autorités togolaises concernant l’interdiction de ce pesticide. Le ministère de la Santé et les structures de régulation n’ont pas encore communiqué sur le sujet.
Des appels à la vigilance
Les spécialistes recommandent aux consommateurs togolais de privilégier les insecticides vendus en pharmacie ou en magasin, munis d’un numéro d’homologation officiel. Ces produits, bien que parfois plus chers, présentent des garanties de sécurité que les pesticides vendus dans l’informel n’offrent pas.
Par ailleurs, des gestes simples permettent de limiter la présence d’insectes sans recourir à des pesticides dangereux : l’usage de moustiquaires, le nettoyage des points d’eau stagnante, l’aération des pièces et le maintien d’une bonne hygiène.











