Le gouvernement togolais renforce l’École polytechnique de Lomé (EPL) à travers un décret portant sur son organisation et son fonctionnement. Le texte a été adopté lors du Conseil des ministres du 26 mai 2026.
Selon les informations publiées, cette réforme vise à consolider le cadre institutionnel de l’établissement et à renforcer ses capacités de formation dans les domaines scientifiques et technologiques.
Un établissement issu de plusieurs structures
L’École polytechnique de Lomé existait déjà au sein de l’Université de Lomé avant l’adoption de ce décret. L’établissement est issu de la fusion progressive de l’École nationale supérieure d’ingénieurs (ENSI) et du Centre informatique et de calcul (CIC), deux structures historiquement dédiées aux formations scientifiques et technologiques.
L’EPL développe actuellement plusieurs filières, notamment en génie civil, informatique, télécommunications, génie électrique et technologies industrielles. L’école participe également à différents programmes de coopération universitaire et de recherche appliquée en lien avec les besoins du marché togolais.
Le Togo veut former davantage d’ingénieurs
À travers cette restructuration, le gouvernement entend faire de l’EPL « un véritable pôle d’excellence et de référence en matière de formation technique et technologique de haut niveau », selon le communiqué du Conseil des ministres.
Cette réforme intervient dans un contexte où le Togo cherche à accélérer sa transformation industrielle et numérique. En avril 2026, le pays a lancé le projet STELLA, financé à hauteur de 13 milliards FCFA par le Luxembourg, avec l’objectif de former plus de 2 000 ingénieurs entre 2026 et 2030 et de moderniser les infrastructures techniques de l’école.
Les autorités souhaitent également renforcer les formations pratiques à travers les laboratoires, les stages et les partenariats avec le secteur privé afin de répondre aux besoins des secteurs industriel, énergétique, minier et numérique. Selon le premier tableau officiel de l’Ordre national des ingénieurs du Togo (ONIT), le pays compte un peu plus de 500 ingénieurs autorisés à exercer.











