Elles pullulent : les fausses promesses de bourses, les frais d’inscription extravagants, les « réseaux » qui promettent monts et merveilles contre de l’argent, et disparaissent. Résultat : des jeunes talentueux qui se font avoir, des familles ruinées, et une méfiance générale. Face à ce constat, l’Agence internationale de recherche de bourses d’études et d’opportunités globales (AIR-BEOG) a officiellement lancé ses activités le 16 mai 2026.
Selon Dr Kossi Bissadu, directeur exécutif : « Air-Beog est né d’une conviction forte : offrir à chaque individu, notamment à la jeunesse, des perspectives réelles de réussite en facilitant l’accès à des opportunités, même les plus éloignées. »
Une décennie d’accompagnement informel avant l’officialisation
La naissance de l’AIR-BEOG n’est pas un coup de tête. Derrière ce lancement officiel se cache une décennie d’accompagnement informel et bénévole auprès de bacheliers et de professionnels.
Pendant dix ans, les fondateurs ont aidé gratuitement des jeunes à trouver des bourses, à monter des dossiers, à éviter les pièges. Mais face à l’ampleur des arnaques et des coûts excessifs imposés par certains réseaux, ils ont choisi d’officialiser leur démarche pour restaurer la confiance.

Programme études : plus de 200 bourses dans 100 pays
Le premier volet d’AIR-BEOG concerne le programme d’études, structuré autour de trois services :
| Service | Description |
|---|---|
| Bourses | Identification et accompagnement vers des bourses internationales |
| Subventions | Aide au financement d’études spécifiques |
| Assistanat de recherche | Soutien pour les doctorants et chercheurs |
La base de données de la structure répertorie déjà plus de 200 offres de bourses d’études à l’international, couvrant près de 100 pays. Une évaluation préliminaire rigoureuse sera effectuée pour analyser le profil de chaque candidat avant toute soumission de dossier.
Orienter, pas juste expatrier
L’AIR-BEOG refuse de servir de simple tremplin pour l’expatriation. L’agence mise avant tout sur la pertinence des projets académiques. Les filières sélectionnées devront répondre directement aux besoins de développement du Togo, en collaboration avec des enseignants-chercheurs européens et américains.
Dr Kuamivi Wayikpo, coordonnateur des programmes, insiste : « Nous ne voulons pas donner des bourses aux étudiants pour simplement quitter le Togo, mais nous voulons vraiment et réellement orienter les jeunes en fonction de leurs projets d’avenir et des métiers d’avenir. » L’idée est simple : étudier à l’étranger pour revenir et servir le pays.
Au-delà du monde universitaire, l’AIR-BEOG se positionne comme un partenaire de confiance pour la diaspora à travers son second programme dédié à l’immobilier et à la gestion de projets. L’objectif est clair : sécuriser les capitaux envoyés par les Togolais vivant à l’étranger, trop souvent victimes de malversations familiales ou entrepreneuriales.
Reste à voir si l’agence tiendra ses promesses.










