Dépotoirs sauvages dans Golfe 5 : Kossi Aboka sort le bâton et envoie les pollueurs au poste

Dépotoirs sauvages dans Golfe 5 : Kossi Aboka sort le bâton et envoie les pollueurs au poste
Homme Allié

Les ordures qui traînent dans les ruelles, les caniveaux bouchés, les dépotoirs sauvages qui poussent comme des champignons… La commune du Golfe 5 dit stop. Le maire Kossi Aboka a annoncé lundi 11 mai 2026 une série de mesures radicales pour mettre fin à l’incivisme environnemental. La méthode : application stricte de la loi, interpellations, et passage devant la police nationale.

Selon Kossi Aboka, interrogé sur Kanal FM : « Par rapport à l’assainissement et à l’environnement, mes collègues de la municipalité et moi, travaillons nuit et jour pour faire appliquer la loi dans toute sa rigueur. »

Article 102 : le pollueur-payeur version musclée

Le maire a cité un texte précis : l’article 102 du code de l’environnement. Et il a prévenu : « Ceux qui vont polluer les lieux publics en déversant des ordures dans les ruelles et dans les caniveaux se feront appliquer le code de l’environnement. Ils seront sanctionnés. »

Le principe est simple : le pollueur paie. Mais à Golfe 5, payer ne suffira peut-être pas. Car les premières actions menées ces derniers jours montrent que la mairie passe à la vitesse supérieure.

Des interpellations et des passages au poste

Ce n’est pas une menace en l’air. Ces derniers jours, plusieurs personnes ont été interpellées alors qu’elles tentaient de déverser des déchets dans des endroits non appropriés. Leur destination ? La police nationale. Le message est clair : jeter ses ordures n’importe où n’est plus une simple incivilité. C’est désormais une infraction qui peut mener au commissariat.

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Kossi Aboka parle de « tolérance zéro » contre les actes d’incivisme. Pour y parvenir, la commune prévoit de travailler en collaboration avec :

  • Les chefs de quartiers
  • Les agents municipaux
  • Les habitants eux-mêmes

Des équipes seront déployées pour surveiller les zones sensibles et veiller au respect des règles d’assainissement.

Pourquoi cette offensive maintenant ?

La commune du Golfe 5, comme beaucoup de quartiers de Lomé, souffre d’un problème récurrent : des ordures qui s’accumulent dans les ruelles, des caniveaux obstrués qui provoquent des inondations dès qu’il pleut, et des dépotoirs sauvages qui poussent un peu partout. Les habitants se plaignent. Les commerçants aussi. Et la mairie, régulièrement montrée du doigt pour son inaction, a décidé de passer à l’attaque.

Si la commune applique réellement l’article 102 du code de l’environnement, les sanctions prévues peuvent inclure des amendes. Mais le maire a ajouté une couche : l’interpellation et la conduite au poste de police. Ce n’est plus seulement une question d’argent. C’est une question de responsabilité pénale.

Si la politique de Kossi Aboka porte ses fruits, d’autres communes pourraient suivre. Lomé a désespérément besoin de solutions radicales contre l’insalubrité chronique. Mais attention : la fermeté ne suffira pas si les habitants n’ont pas de solutions alternatives. Des ordures, il faudra bien les mettre quelque part. Encore faut-il que les bennes passent et que les décharges sauvages soient remplacées par un vrai système de collecte.

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