Le Togo enregistre un taux d’allaitement maternel exclusif de 64,3 %, l’un des plus élevés d’Afrique de l’Ouest, selon des données dévoilées lors de la conférence régionale sur la nutrition et le développement de la petite enfance organisée à Lomé.
Le chiffre a été présenté par le directeur régional adjoint de UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, intervenant au nom de Gilles Fagninou. L’organisation a également souligné une baisse du retard de croissance infantile au Togo, passé de 27,5 % à 23,8 % entre 2014 et 2017.
Selon le représentant de l’agence onusienne, le pays démontre « un engagement politique fort en faveur de la petite enfance ». Pour UNICEF, ces résultats sont liés à plusieurs réformes engagées ces dernières années. Parmi elles : la validation en 2024 d’une stratégie nationale d’éducation préscolaire ; l’adoption d’un arrêté interministériel encadrant les crèches et garderies ; les efforts dans la vaccination et la nutrition.
L’organisation estime que cette approche multisectorielle intégrée fait désormais du Togo une référence régionale. Les performances togolaises ont été présentées devant des délégations venues de plus de vingt pays africains. Dans la région Afrique de l’Ouest et Centre, près d’un enfant sur trois souffre encore d’un retard de croissance.
Pour les partenaires techniques et financiers, l’allaitement maternel exclusif demeure un indicateur clé du développement humain. « Investir dans la nutrition et le développement de la petite enfance est l’un des investissements les plus rentables qu’un pays puisse réaliser », a souligné UNICEF.










