Le Togo réaffirme son ambition d’éliminer le VIH/Sida d’ici 2030. Les autorités sanitaires ont annoncé, le 29 avril 2026, vouloir accélérer les efforts face à une baisse progressive mais encore lente de la prévalence, dans un contexte où l’accès aux traitements et la lutte contre la stigmatisation restent des priorités.
Les indicateurs récents montrent une évolution encourageante. La prévalence du VIH est passée de 1,6 % en 2024 à 1,5 % en 2025. Cette amélioration est notamment liée à l’élargissement de la prise en charge des personnes vivant avec le virus.
Sur les deux dernières années, près de 189 425 patients ont bénéficié d’un traitement antirétroviral. Pour 2026, le gouvernement prévoit de traiter 99 023 personnes, avec un budget estimé à plus de 3,1 milliards de FCFA.
La répartition des bénéficiaires montre une forte concentration dans le Grand Lomé, avec 54 463 patients attendus. La région Maritime suit avec 17 824 bénéficiaires, puis les Plateaux avec 10 893. Cette stratégie vise à cibler les zones les plus exposées afin d’optimiser l’impact des interventions sanitaires.
Au-delà des traitements, les autorités et le Système des Nations Unies au Togo mettent désormais l’accent sur la lutte contre la stigmatisation. Cette dimension est jugée essentielle pour encourager le dépistage, améliorer l’accès aux soins et garantir une meilleure adhésion des patients aux traitements.
L’objectif de zéro cas d’ici 2030 reste ambitieux, mais les autorités estiment qu’il est atteignable à condition d’intensifier les actions et de maintenir l’engagement des partenaires.










