Iran-États-Unis : les prix des préservatifs pourraient augmenter de 30% au Togo

Iran-États-Unis : les prix des préservatifs pourraient augmenter de 30% au Togo
Homme Allié

Les tensions entre l’Iran et les États-Unis continuent de faire sentir leurs effets bien au-delà du Moyen-Orient. Après le carburant, les produits alimentaires et les vols aériens, c’est désormais le marché du préservatif qui pourrait être touché au Togo, avec une hausse des prix annoncée entre 20 et 30 %.

Selon une information relayée par l’agence Reuters, c’est Goh Miah Kiat, PDG de Karex, premier producteur mondial de préservatifs et fournisseur de grandes marques comme Durex, qui tire la sonnette d’alarme.

« La situation est assurément très fragile, les prix sont élevés… Nous n’avons d’autre choix que de répercuter les coûts sur les clients dès maintenant » , a-t-il déclaré.

Une explosion des coûts de production

En cause : une explosion des coûts de production. Le caoutchouc synthétique, le nitrite, les matériaux d’emballage et les lubrifiants ont tous vu leurs prix grimper significativement depuis le regain de tensions dans la région du Moyen-Orient.

Karex, qui produit plus de 5 milliards de préservatifs par an, doit également faire face à une demande en forte hausse. « La demande de préservatifs a augmenté d’environ 30 % cette année, et les perturbations du transport maritime aggravent encore les pénuries » , a précisé le PDG.

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Quelles conséquences pour le Togo ?

Le Togo, comme la plupart des pays africains, dépend des importations pour son approvisionnement en préservatifs. Une hausse des prix à l’échelle mondiale aura nécessairement un impact sur le marché local.

Les distributeurs togolais pourraient être contraints de répercuter cette augmentation sur les consommateurs finis. Le préservatif, déjà difficilement accessible pour certaines couches vulnérables de la population, pourrait devenir encore plus cher.

Un enjeu de santé publique

Cette hausse potentielle intervient dans un contexte où la prévention du VIH/SIDA et des infections sexuellement transmissibles (IST) reste une priorité de santé publique au Togo.

Les associations de lutte contre le SIDA et les programmes nationaux de santé dépendent largement de la disponibilité et de l’accessibilité financière des préservatifs. Une flambée des prix pourrait freiner les efforts de prévention.

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