Le gouvernement ghanéen prévoit de lancer un système basé sur WhatsApp pour permettre aux citoyens de signaler rapidement les coupures de courant. Une innovation numérique qui interroge au Togo, où les délestages et les pannes récurrentes perturbent également le quotidien des ménages et des entreprises.
Une plateforme pour accélérer les interventions
Selon des informations rapportées par la presse ghanéenne, le ministre de l’Énergie et de la Transition écologique du Ghana, John Abdulai Jinapor, a annoncé son intention de déployer cette plateforme lors d’une tournée dans la région du Nord.
Le système permettra aux clients de signaler les pannes sans avoir besoin de passer des appels téléphoniques. Il leur suffira d’envoyer un message WhatsApp avec leur localisation. Des équipes seront ensuite dépêchées sur place pour résoudre le problème en temps réel.
« Nous allons mettre en place un système qui vous permettra, en cas de panne, de ne même plus avoir besoin d’appeler. Il vous suffira d’envoyer un message WhatsApp avec votre localisation » , a déclaré le ministre. L’objectif affiché est de réduire les délais d’intervention et d’améliorer la communication entre les fournisseurs d’électricité et les consommateurs.
Et au Togo ? Des coupures toujours problématiques
Au Togo, les coupures de courant restent une préoccupation majeure pour les populations, en particulier en période de chaleur ou lors des pics de consommation. Dans la région de la Kara, à Lomé ou à Sokodé, les délestages perturbent les activités économiques et le quotidien des ménages.
Face à cette situation, la question se pose : le Togo pourrait-il s’inspirer de l’initiative ghanéenne ?
La Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) dispose déjà d’un service client joignable par téléphone et d’une présence sur les réseaux sociaux. Mais aucun système de signalement instantané par messagerie n’a encore été officiellement déployé.
Une opportunité pour améliorer le service
L’initiative ghanéenne montre comment les outils numériques grand public (WhatsApp est utilisé par des millions d’Africains) peuvent améliorer la qualité du service énergétique.
Au Togo, un tel système pourrait permettre de :
- géolocaliser précisément les pannes grâce aux envois de position ;
- réduire les délais de signalement (pas besoin d’attendre au téléphone) ;
- améliorer la transparence en accusant réception de chaque signalement.
Reste à savoir si les autorités togolaises et la CEET envisagent de franchir le pas. En attendant, l’exemple ghanéen montre la voie d’une modernisation du service public par le numérique.










