Lutte contre le paludisme : le Togo enregistre des progrès

Santé : le Togo enregistre des progrès face au paludisme
Homme Allié

Le Togo enregistre des avancées notables dans la lutte contre le paludisme. Si les indicateurs sont en baisse, la maladie demeure un enjeu majeur de santé publique, notamment chez les enfants. Les efforts engagés par les autorités sanitaires commencent à porter leurs fruits.

L’incidence du paludisme est passée de 286 cas pour 1 000 habitants en 2023 à 258 en 2024. Dans le même temps, le taux de mortalité a reculé, passant de 15 % à 11,7 % pour 100 000 habitants. Ces chiffres traduisent une amélioration progressive de la prise en charge et des stratégies de prévention.

Une maladie toujours très présente

Malgré ces avancées, la situation reste préoccupante. En 2024, plus de 2,18 millions de cas ont été recensés, pour 993 décès. Une réalité d’autant plus alarmante que 70 % des victimes sont des enfants de moins de 5 ans. Le paludisme demeure ainsi la première cause de mortalité infantile au Togo, rappelant l’ampleur du défi sanitaire.

Pour contenir la maladie, les autorités misent sur des actions de prévention massives. La distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticides reste un levier essentiel. Plus d’un million d’unités ont été distribuées ces deux dernières années.

Pour 2026, près de 743 000 moustiquaires supplémentaires sont prévues, avec une priorité accordée aux régions les plus exposées comme les Plateaux et les Savanes.

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Le vaccin, nouvel espoir contre le paludisme

Autre avancée majeure : l’introduction du vaccin R21/Matrix-M dans le Programme élargi de vaccination depuis septembre 2024. Ce vaccin offre une protection pouvant atteindre 75 % contre les formes cliniques de la maladie, constituant une innovation importante dans la lutte contre le paludisme, en particulier chez les enfants.

Si les résultats enregistrés sont encourageants, ils ne doivent pas masquer la persistance du paludisme comme problème de santé publique majeur.

Le défi pour les autorités togolaises reste double : maintenir les acquis et intensifier les actions, afin de réduire durablement les cas et protéger les populations les plus vulnérables.

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