Au Togo, la consommation de substances psychoactives connaît une hausse préoccupante chez les jeunes. Le cannabis, le tramadol et les boissons fortement alcoolisées sont de plus en plus présents dans le quotidien d’une frange de la jeunesse.
Ce phénomène n’est pas sans conséquences. Il affecte directement les performances scolaires, la santé physique et mentale ainsi que le comportement social.
Des impacts durables sur la jeunesse
Les spécialistes alertent sur les risques à long terme liés à ces addictions : dépendance précoce, troubles cognitifs, décrochage scolaire et marginalisation sociale. Une situation qui inquiète les autorités et les acteurs de la société civile.
Face à cette montée du phénomène, le Comité National Anti-Drogue a réuni plusieurs acteurs pour repenser la stratégie de lutte contre les addictions en milieu scolaire. L’objectif : renforcer les actions de prévention et adapter les réponses aux réalités actuelles.
L’un des axes majeurs de cette nouvelle approche repose sur l’implication des parents. Le Comité National Anti-Drogue souhaite outiller les familles pour mieux dialoguer avec les enfants, favoriser la détection précoce des comportements à risque et renforcer les liens familiaux, souvent fragilisés. L’idée est de prévenir plutôt que guérir.
Prévention et répression : une stratégie combinée
La lutte contre les addictions s’articule désormais autour de trois piliers : l’éducation et la sensibilisation; la vigilance parentale et la répression, avec une intensification des saisies et destructions de drogues. En s’attaquant à ce fléau, le Togo cherche à protéger sa jeunesse et à préserver son capital humain. La réussite de cette stratégie dépendra toutefois de l’implication de tous : familles, écoles, autorités et société civile.










