La situation est préoccupante au Togo. Entre 2022 et 2024, le pays a enregistré 20 942 accidents de circulation, faisant 28 501 blessés et 1 826 morts, soit près de deux décès par jour sur les routes nationales, rapporte Republicoftogo. Face à ce bilan alarmant, les autorités ont décidé de renforcer les actions en matière de sécurité routière.
Le ministère des Transports, avec l’appui de la Banque mondiale, a lancé une nouvelle campagne dans la région Maritime. Cette initiative cible principalement les syndicats de transporteurs, considérés comme des relais essentiels pour sensibiliser l’ensemble des usagers de la route.
Les comportements à risque dans le viseur
Les messages de prévention portent sur plusieurs infractions majeures : le non-respect du code de la route ; l’excès de vitesse ; l’usage du téléphone au volant ; la conduite en état d’ivresse et le non-port du casque, obligatoire depuis 2023.
L’objectif est de réduire significativement les accidents, notamment les traumatismes graves comme les blessures crâniennes.
Des contrôles renforcés sur le terrain
En parallèle, les autorités intensifient les contrôles avec des alcootests ; des radars mobiles et le déploiement d’agents de la Direction de la Sécurité Routière (DSR). Cette approche combine prévention et répression, avec l’ambition de faire de la route un espace plus sûr.
Si les campagnes de sensibilisation se multiplient, leur efficacité reste parfois limitée. Pour certains observateurs, la sanction financière demeure le moyen le plus dissuasif pour changer durablement les comportements. Dans tous les cas, la lutte contre l’insécurité routière apparaît désormais comme une priorité urgente pour les autorités togolaises.










