Cinq mille actes de naissance ont été établis au profit de femmes issues des 39 préfectures du pays. L’annonce a été faite lundi 9 mars 2026 à Lomé, à l’occasion de la célébration officielle de la Journée internationale des droits des femmes.
L’initiative, portée par le ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, vise à faciliter l’accès des femmes aux services administratifs, financiers et sociaux afin de renforcer leur participation à la vie économique et citoyenne.
Placée sous le thème « Droits, justice et actions pour toutes les femmes et les filles », la rencontre a également permis de faire le point sur les avancées réalisées dans la promotion des droits des femmes au Togo.
Faciliter l’accès des femmes à la justice
Les participantes ont assisté à une communication sur l’accès des femmes et des filles à la justice, un enjeu considéré comme essentiel pour favoriser l’égalité et la transformation sociale. Des experts du ministère de la Justice ont rappelé que, malgré l’existence de textes juridiques comme le Code foncier et domanial et le Code des personnes et de la famille, plusieurs obstacles continuent de freiner l’exercice effectif des droits des femmes.
Ces difficultés sont souvent liées à des facteurs économiques, géographiques, socioculturels ou institutionnels, et se manifestent notamment dans les domaines du mariage, de l’éducation, de l’héritage ou encore de la participation à la vie politique. Les participantes ont ainsi été encouragées à utiliser les mécanismes de protection existants, notamment les maisons de justice, les centres d’écoute et les dispositifs de médiation.
L’appel des autorités et des Nations Unies
La ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Martine Moni Sankaredja, a rappelé que le thème de cette édition appelle les États à garantir non seulement la reconnaissance des droits des femmes, mais aussi leur application effective. Elle a également salué l’appui des partenaires techniques et financiers tout en invitant les bénéficiaires à faire bon usage de leurs actes de naissance.
De son côté, Coumba Dieng Sow, représentante du système des Nations Unies au Togo, a souligné l’importance du respect des droits des femmes en citant une déclaration du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. « Les droits des femmes sont des droits humains. Investir dans les femmes et les filles est l’un des moyens les plus sûrs de rendre le monde meilleur », a-t-elle rappelé.
Des bénéficiaires satisfaites
Parmi les bénéficiaires, Essi Minyanou s’est réjouie de cette initiative. Elle estime que l’obtention de son acte de naissance lui permettra désormais d’accéder plus facilement aux services financiers et de développer ses activités économiques.
Cette action s’inscrit dans la volonté des autorités togolaises de renforcer l’inclusion sociale et de garantir aux femmes un accès effectif à leurs droits fondamentaux.










