Grave accident au Togo : 14 morts et 58 blessés dans une collision près de Kara

Grave accident au Togo : 14 morts et 58 blessés dans une collision près de Kara
Homme Allié

C’est un nouveau drame qui frappe le septentrion togolais. Ce dimanche 8 mars 2026, un grave accident s’est produit sur l’axe sinueux et escarpé de la commune de Kozah, tristement connu pour sa dangerosité. Une collision entre un tricycle et un poids lourd immatriculé à l’étranger a fait 14 morts et 58 blessés, selon un bilan provisoire encore provisoire.

Parmi les victimes décédées, deux mineurs ont perdu la vie. Les blessés, eux, ont été évacués d’urgence vers les structures sanitaires de la région pour y recevoir les soins nécessaires. Un bilan humain d’une rare violence qui rappelle, s’il en était besoin, les dangers permanents de la route au Togo.

Un constat accablant : des véhicules non homologués pour transporter des passagers

Mais au-delà de l’émotion légitime, ce sont les circonstances de l’accident qui interrogent. Le ministre de la Sécurité, Calixte Batossie Madjoulba, dépêché sur les lieux, a livré un constat implacable : ni le tricycle ni le poids lourd n’étaient homologués pour le transport de passagers.

Pourtant, au moment du drame, les deux véhicules étaient bondés. Une pratique courante au Togo, particulièrement dans les zones rurales et reculées où l’offre de transports en commun fiables et accessibles fait cruellement défaut. Faute de moyens, faute d’infrastructures, les populations se tournent vers ces expédients dangereux.

La cause immédiate : un pneu éclaté et une perte de contrôle

Selon les premières constatations techniques, l’accident aurait été provoqué par l’éclatement d’un pneu du poids lourd, suivi d’une perte de contrôle fatale. Une défaillance mécanique qui, sur une route escarpée comme celle de la Kozah, peut avoir des conséquences dramatiques.

Nous n'avons pas pu confirmer votre inscription.
Votre inscription est confirmée.

Newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter pour suivre nos actualités.

Mais comme le soulignent les autorités, la défaillance mécanique n’est qu’une cause immédiate. La cause profonde, structurelle, c’est bien l’entassement illégal de passagers dans des véhicules inadaptés.

L’État en mode urgence : le plan ORSEC déclenché

Face à l’ampleur du drame, les autorités ont réagi avec promptitude. Le ministre Madjoulba a immédiatement déclenché le plan ORSEC (Organisation de la réponse de sécurité civile), le dispositif national de gestion des urgences.

Cette mobilisation rapide a permis :

· L’évacuation expresse des blessés vers les hôpitaux de la région
· La coordination des secours sur le terrain
· La prise en charge des familles des victimes

Le gouvernement a tenu à saluer le professionnalisme des forces de sécurité et du personnel soignant, ainsi que l’élan de solidarité des populations riveraines, premières arrivées sur les lieux pour porter secours aux blessés.

Dans son message de condoléances aux familles endeuillées, le ministre a lancé un appel solennel à la responsabilité de tous :

· Respect strict du code de la route
· Limitation de la vitesse, particulièrement sur les axes dangereux
· Refus catégorique de recourir à des moyens de transport non homologués

Un rappel qui, malheureusement, intervient après ce grave accident. Combien de fois faudra-t-il encore compter les morts pour que les comportements changent ?

Reposez en paix, disparus de la Kozah.

Rejoins notre chaîne WhatsApp