Dapaong : une famille désemparée après la disparition du placenta de leur bébé

Dapaong : une famille désemparée après la disparition du placenta de leur bébé
Homme Allié

Dans la ville de Dapaong, plus précisément dans le quartier Koutdjoag, une affaire inhabituelle alimente les discussions depuis plusieurs jours. Après la naissance d’un enfant au Centre hospitalier régional de Dapaong, le placenta d’un nouveau-né a mystérieusement disparu, provoquant inquiétude et tensions au sein de la famille.

Dans plusieurs cultures africaines, cet élément est considéré comme ayant une forte portée symbolique. Sa disparition est donc perçue comme un événement préoccupant par les proches. D’après des informations relayées par le média Laabali, l’incident remonte à la nuit du 23 février.

Une femme enceinte s’est rendue à la maternité de l’hôpital accompagnée de son mari afin d’y accoucher. L’intervention s’est déroulée normalement et l’enfant est né sans difficulté particulière.

Une visite qui soulève des interrogations

Au lendemain de l’accouchement, alors que la jeune mère se reposait dans la salle de maternité, une voisine de la famille est venue lui rendre visite. Elle aurait apporté de l’eau chaude destinée à la toilette de l’accouchée ainsi que de la nourriture. À ce moment-là, la mère était seule dans la pièce, son mari étant sorti acheter des médicaments prescrits à la pharmacie.

Lorsque le père du nouveau-né revient à l’hôpital, il souhaite récupérer le placenta afin de procéder à son enterrement, comme le veut la tradition familiale. C’est à ce moment que les proches constatent qu’il a disparu. Surpris, l’homme interroge les personnes présentes dans la salle. Selon certaines informations rapportées à la famille, la voisine venue rendre visite à la jeune mère aurait emporté le placenta.

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La mère affirme également que cette dernière lui aurait conseillé d’enterrer rapidement l’organe pour éviter qu’il ne se détériore. Elle dit par ailleurs avoir remarqué que la visiteuse avait ouvert le récipient dans lequel il était conservé sous le lit.

La principale suspecte nie les accusations

Alertée par la famille, la voisine est interpellée à son domicile. Elle rejette toutefois catégoriquement les accusations portées contre elle. Même devant le chef du quartier, elle maintient ne jamais avoir pris le placenta et invite les parents du nouveau-né à mener les démarches nécessaires pour retrouver l’objet disparu.

Face à cette situation, la famille envisage de recourir à certaines pratiques traditionnelles pour tenter d’identifier le responsable. Mais le jour où ces démarches devaient être entreprises, la femme soupçonnée aurait quitté son domicile et reste depuis introuvable. Cette absence prolongée renforce les soupçons et accroît l’inquiétude des proches.

Un symbole important dans les traditions africaines

Plusieurs semaines après la naissance de l’enfant, le placenta demeure introuvable. La joie liée à l’arrivée du bébé s’est peu à peu transformée en angoisse pour la famille. Dans de nombreuses sociétés africaines, le placenta est considéré comme une partie symbolique de l’enfant, parfois assimilé à son « double ».

Il est généralement enterré selon un rituel spécifique, souvent près de la maison familiale ou au pied d’un arbre. Ce geste est censé assurer protection, santé et enracinement à l’enfant dans sa terre d’origine. Sa disparition peut donc susciter de fortes inquiétudes, certains redoutant d’éventuelles conséquences spirituelles ou mystiques.

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