Avant même d’avoir posé sa signature au bas du contrat, Patrice Neveu a déjà enfilé les baskets. Le technicien français, pressenti pour prendre les rênes de la sélection togolaise, a passé son weekend à arpenter les infrastructures qui deviendront son quotidien.
Accompagné du ministre délégué aux Sports Abdul Fahd Fofona et du président de la FTF Colonel Guy Kossi Akpovy, Neveu a fait le tour du propriétaire : stade Municipal, futur Centre technique national de Gbavé, stade de Kégué. Pas un coin de pelouse n’a échappé à l’œil du nouveau patron. Ensuite, il a observé le niveau du championnat local à Atakpamé lors d’un match de la D1 Lonato.
« Le Togo est une terre de football »
À quelques heures de la signature officielle, le Français de 70 ans n’a pas fait dans la langue de bois. Sa mission ? Ramener les Éperviers à l’âge d’or, celui de 2006 et de la seule Coupe du monde du pays.
« Si les autorités m’ont choisi, c’est qu’elles pensaient que je pouvais ramener l’équipe au niveau qu’elle avait dans ces années fortes« , lance-t-il, sans détour.
Son programme tient en trois mots : talents, rigueur, plaisir. Neveu veut ratisser large, y compris chez les binationaux qui brillent loin du Togo. Mais attention, pas question de laisser faire n’importe quoi : « Sans rigueur, il n’y a aucun fonctionnement en harmonie« , prévient-il.
Objectif 2026 ? Non, objectif long terme
Contrairement aux attentes, le nouveau sélectionneur ne promet pas de miracles pour la prochaine CAN. Sa méthode est plus patiente : construire sur la durée, poser des fondations solides. Les résultats immédiats ? Il les met de côté. Ce qu’il veut, c’est un projet qui tienne la route sur plusieurs années.
Mais Patrice Neveu pose une condition claire : que l’État et la Fédération lui donnent les moyens de réussir. Le même carburant qui a alimenté ses succès ailleurs en Afrique.
Et maintenant ? La signature officielle est attendue dans les prochaines minutes. Les Éperviers tiennent peut-être leur nouveau guide.










