Vingt véhicules interceptés en un jour : les premiers résultats de l’opération spéciale de la DSR

Vingt véhicules interceptés en un jour : les premiers résultats de l'opération spéciale de la DSR

La psychose des accidents routiers pousse les autorités à durcir le ton. Le 20 février 2026, à la sortie nord de Lomé, une opération spéciale de la DSR (Division de la Sécurité Routière) a fait trembler les transporteurs. Bilan : une vingtaine de véhicules de transport en commun interceptés pour excès de chargement, aussi bien à l’intérieur que sur les toits, rapporte Magnan Libéré.

Sacs entassés, passagers serrés comme des sardines, marchandises dangereusement fixées : les contrevenants ont été pris la main dans le sac. Les véhicules concernés ont été immédiatement délestés de leur surplus avant verbalisation.

Pourquoi la guerre à la surcharge ?

La surcharge n’est pas une simple infraction administrative. C’est un danger mortel sur les routes. Elle compromet la stabilité des véhicules, complique les manœuvres, allonge les distances de freinage et fragilise les composantes mécaniques (freins, pneus, suspensions).

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Résultat : des accidents souvent graves, avec leur lot de blessés et de morts. Les conducteurs qui prennent ce risque jouent avec la vie de leurs passagers et des autres usagers.

L’opération spéciale du ministre de la Sécurité

Cette action coup de poing n’est pas un coup d’épée dans l’eau. Elle s’inscrit dans le cadre d’une opération spéciale annoncée le 18 février 2026 par le ministre de la Sécurité, le Colonel Calixte Madjoulba.

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Face à la recrudescence des accidents graves sur les axes routiers, le gouvernement a décidé de passer à la vitesse supérieure. L’objectif : réduire significativement les accidents et sécuriser durablement les corridors stratégiques du pays.

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Les axes sous haute surveillance

Quatre axes majeurs sont particulièrement ciblés par cette opération :

  • Le Grand Contournement de Lomé
  • La RN1 (Lomé-Cinkassé), l’artère vitale du pays
  • La RN2 (Lomé-Aného)
  • La RN5 (Lomé-Kpalimé-Atakpamé)

Ce que les forces de l’ordre vont traquer

Le ministre a listé sans ambiguïté les infractions qui seront sanctionnées avec la dernière rigueur :

  • Vitesse excessive : intensification des contrôles
  • Dépassements dangereux : tolérance zéro
  • Mauvais stationnement et encombrement : élimination immédiate
  • Chargements non conformes : contrôle strict
  • Transport en commun : vérification systématique
  • Port du casque et de la ceinture : obligation absolue
  • Patrouilles renforcées : jour et nuit
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« Tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur« , prévient Calixte Madjoulba. Le message est clair : l’époque de la clémence est révolue. Les transporteurs et conducteurs qui persistent dans l’incivisme routier devront rendre des comptes.

Au-delà de la répression, le ministre rappelle un principe fondamental : la sécurité routière est l’affaire de tous. Conducteurs, passagers, piétons, chacun a un rôle à jouer pour que les routes togolaises cessent d’être des cimetières.

Vingt véhicules interceptés en un seul jour, c’est un signal fort. L’opération spéciale de la DSR ne fait que commencer.

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