Il n’a jamais eu sa langue dans sa poche. Emmanuel Adebayor, ancien capitaine des Éperviers du Togo, s’est invité dans la controverse qui agite le monde du football depuis plusieurs jours. Sa cible ? José Mourinho, son ancien entraîneur au Real Madrid, aujourd’hui à la tête de Benfica.
En cause : les propos du technicien portugais concernant l’incident de racisme présumé impliquant Vinicius Junior et le joueur de Benfica Gianluca Prestianni, lors du match de Ligue des champions du 19 février 2026.
Les faits : Vinicius accusé de provocation
Tout commence le 19 février. Lors du huitième de finale aller de Ligue des champions entre Benfica et le Real Madrid, Vinicius Junior inscrit l’unique but de la rencontre. Sa célébration ? Une danse au corner, comme il en a l’habitude.
Mais après le match, le Brésilien affirme avoir été victime d’insultes racistes de la part de Gianluca Prestianni, joueur de Benfica. Une accusation grave qui aurait dû susciter une condamnation unanime.
Sauf que José Mourinho, entraîneur de Benfica, a choisi une tout autre rhétorique. Le Portugais a suggéré que Vinicius, par sa célébration dansante, aurait en quelque sorte provoqué les supporters adverses. Une analyse qui passe mal.
La réaction d’Emmanuel Adebayor : « Mourinho a tort
Ancien joueur de Mourinho au Real Madrid, Adebayor connaît bien le technicien. Mais sur ce coup, la fidélité a ses limites. Interrogé par BeIN Sports, le Togolais a clairement pris ses distances : « Je pense que Mourinho a tort, et pour la première fois, je ne serai jamais d’accord avec lui sur ce point.«
L’ancien Gunner enfonce le clou, rappelant l’essentiel : « Il n’y a pas de place pour le racisme dans le football, dans le sport et dans la vie de tous les jours.«
Adebayor, qui sait de quoi il parle pour avoir célébré ses buts avec passion tout au long de sa carrière, défend le droit des joueurs à exprimer leur joie : « Si tu n’as pas le droit d’aller au corner et de danser, alors ça n’a pas de sens, parce que ce sont ces choses qui apportent de la joie aux footballeurs. »
Une position claire qui rejoint celle de nombreux observateurs : la célébration d’un but, aussi flamboyante soit-elle, ne saurait justifier des insultes racistes.










