De plus en plus populaire en Afrique et ailleurs, le piercing est devenu un accessoire esthétique prisé, notamment chez les jeunes. Pourtant, derrière l’aspect tendance se cachent des risques sanitaires souvent sous-estimés.
Les complications varient selon la zone percée, la qualité du matériel utilisé et le respect des règles d’hygiène. Les infections locales sont les plus fréquentes : rougeurs, gonflements, douleurs, chaleur ou écoulement de pus peuvent apparaître quelques jours après le perçage.
Les zones cartilagineuses de l’oreille, moins irriguées en sang, sont particulièrement vulnérables. Une infection mal prise en charge peut entraîner une nécrose ou une déformation permanente. L’utilisation d’instruments non stériles expose également à des maladies transmissibles par le sang, comme les hépatites B et C ou le tétanos.
Dans de rares cas, une infection peut évoluer vers une septicémie, mettant la vie en danger. D’autres complications incluent des réactions allergiques notamment au nickel présent dans certains bijoux, la formation de chéloïdes (cicatrices épaisses), ou encore le rejet du bijou par l’organisme.
Les piercings buccaux peuvent abîmer les dents et les gencives, tandis que ceux au nombril, au mamelon ou aux parties génitales comportent des risques spécifiques, allant de déchirures accidentelles à des infections plus profondes.
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En cas de douleur persistante, de fièvre, d’extension des rougeurs ou de fatigue inhabituelle, une consultation médicale rapide est recommandée. Avant tout piercing, il est essentiel de choisir un professionnel qualifié et de respecter scrupuleusement les soins post-intervention.










