Togo : voici le numéro pour signaler un enlèvement

Togo : voici le numéro pour signaler un enlèvement

Face à la multiplication des signalements de présumés enlèvements de jeunes ces dernières semaines, le gouvernement togolais a officialisé ce vendredi 13 février 2026 la mise en place d’une commission spéciale d’enquête et d’un numéro pour signaler un enlèvement.

La psychose enfle sur les réseaux sociaux, les autorités contre-attaquent. Calixte Batossie Madjoulba (Sécurité) et Pacôme Adjourouvi (Justice) signent un communiqué conjoint pour démêler le vrai du faux.

Une cellule d’investigation déjà à l’œuvre

Contrairement à ce que beaucoup pensent, les autorités n’ont pas attendu la psychose médiatique pour agir. La commission spéciale est en réalité opérationnelle depuis le 24 janvier, soit près de trois semaines avant l’annonce officielle. Placée sous la supervision directe du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Lomé, sa mission est claire : « vérifier et élucider » tous les cas signalés.

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Le gouvernement assure qu’aucune information relayée en ligne n’est ignorée. Chaque signalement fait l’objet d’un examen systématique par les services compétents de la chaîne pénale nationale. Une promesse de transparence censée rassurer une population de plus en plus inquiète.

Attention : propager des rumeurs peut vous coûter cher

Mais le communiqué ne se contente pas de rassurer. Il met également en garde avec fermeté contre les dérives numériques. Les ministres rappellent que « toute dénonciation calomnieuse » et la propagation de rumeurs susceptibles de :

  • Nuire au bon déroulement des enquêtes
  • Créer un climat d’insécurité injustifié
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constituent des infractions punies par la loi. Un avertissement clair à ceux qui alimenteraient la psychose sans preuves vérifiées.

Comment signaler un enlèvement ou un cas suspect ?

Pour éviter la confusion entre faits avérés et simples soupçons, les autorités appellent les citoyens à utiliser exclusivement les circuits officiels :

  • Transmettre les informations aux forces de sécurité les plus proches
  • Composer le numéro d’urgence national 1014

Une démarche jugée indispensable pour garantir l’efficacité des investigations.

Sur le terrain, la sécurité renforcée

Au-delà de la commission d’enquête, une réponse opérationnelle concrète est déjà déployée. Les autorités annoncent :

  • Un renforcement de la surveillance dans les zones sensibles
  • Des patrouilles accrues sur le terrain
  • Une coordination renforcée avec les autorités locales
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Objectif : garantir la sécurité des populations et dissuader d’éventuelles tentatives criminelles.

Les ministres appellent la population à ne pas céder à la panique et à faire preuve de prudence dans le partage d’informations. Ils réaffirment leur « engagement total à protéger les citoyens » et à faire toute la lumière sur les cas signalés.

Mais une question demeure : combien de disparitions sont réellement confirmées ? À ce stade, aucune donnée officielle n’a été communiquée. Le flou persiste, alimentant malgré tout les spéculations.

Entre fermeté judiciaire et communication apaisante, le gouvernement tente d’éteindre l’incendie médiatique sans nier les inquiétudes légitimes. Reste à savoir si cette commission parviendra à dissiper le brouillard des rumeurs qui enveloppe le pays depuis plusieurs semaines.

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