Le 39ᵉ sommet de l’Union africaine s’est achevé ce dimanche 15 février 2026, après deux jours de discussions consacrées aux grandes crises qui secouent le continent. À l’issue des travaux, le président du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a été désigné président tournant de l’organisation panafricaine.
Il a présenté les principales conclusions du sommet lors d’une conférence de presse tenue aux côtés du président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf. Lors de cette intervention, Mahmoud Ali Youssouf a réaffirmé la position de l’organisation contre les changements anticonstitutionnels de gouvernement.
L’Union africaine, a-t-il insisté, n’entend accorder « aucune tolérance » aux prises de pouvoir par la force. La question des régimes militaires au Sahel, notamment au Mali, au Niger et au Burkina Faso, a occupé une place centrale dans les échanges.
L’organisation souhaite maintenir le dialogue avec ces pays tout en encourageant un retour à l’ordre constitutionnel. Déjà nommé en juillet 2025 envoyé spécial de l’UA pour le Sahel, Évariste Ndayishimiye entend poursuivre les efforts de coordination régionale face à la montée des groupes armés jihadistes.
Il a plaidé pour une solidarité accrue entre les États de la région afin de lutter efficacement contre le terrorisme et stabiliser les pays concernés. L’objectif affiché reste la restauration de la sécurité et la consolidation des institutions.
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Une « plateforme commune » regroupant dix-huit pays sur les questions sécuritaires devrait voir le jour dans les prochaines semaines. Par ailleurs, les chefs d’état-major de la CEDEAO doivent se réunir à Freetown du 24 au 27 février pour examiner leur participation à la force régionale en attente.
Interrogé sur la guerre à l’est de la République démocratique du Congo, le nouveau président de l’UA a rappelé la nécessité d’appliquer les accords de paix existants. Mahmoud Ali Youssouf a, de son côté, estimé que l’Union africaine devait piloter elle-même les efforts de médiation, sans en déléguer la responsabilité à des partenaires extérieurs.
Avec la nomination d’Évariste Ndayishimiye, l’Union africaine affiche sa volonté de renforcer son rôle dans la gestion des crises sécuritaires et politiques du continent. La lutte contre le terrorisme, la prévention des conflits et le retour à l’ordre constitutionnel devraient constituer les axes majeurs de cette nouvelle présidence tournante.










