Arrivé au pouvoir dans un contexte de transition militaire, Ibrahim Traoré semble gagner progressivement la confiance des institutions internationales. Après un signal positif des États-Unis, c’est désormais l’ONU qui renforce sa coopération avec le Burkina Faso à travers un ambitieux programme de développement.
Un accord d’un montant global estimé à 1,16 milliard de dollars a été conclu avec le Système des Nations unies, marquant une nouvelle étape dans les relations entre Ouagadougou et ses partenaires internationaux. Selon le ministère burkinabè de l’Économie et des Finances, ce programme vise à soutenir la stratégie de souveraineté alimentaire et nutritionnelle mise en avant par les autorités de transition.
Ces dernières années, le gouvernement a investi massivement dans le secteur agricole : acquisition de semences améliorées, achat de machines agricoles, soutien aux coopératives et promotion de cultures telles que le maïs, le sorgho, le riz pluvial ou encore les cultures maraîchères.
L’objectif affiché est clair : réduire la dépendance aux importations alimentaires, diversifier les sources de revenus des agriculteurs et promouvoir l’agroécologie ainsi que l’élevage industriel. Ce nouvel engagement financier intervient après la reprise de la coopération avec le FMI et le soutien affiché par les États-Unis en janvier dernier.
Pour les autorités burkinabè, cette enveloppe constitue une validation de la politique de sécurité alimentaire engagée sous la transition. De son côté, l’ONU entend accompagner un modèle qu’elle juge compatible avec ses objectifs de développement durable et d’autosuffisance alimentaire en Afrique.
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Alors que le Burkina Faso était longtemps perçu comme dépendant de l’aide extérieure, cette nouvelle dynamique traduit une évolution dans ses relations internationales. Le partenariat avec l’ONU pourrait ainsi renforcer la crédibilité du pays sur la scène régionale et continentale, tout en consolidant les ambitions économiques affichées par le régime de transition.










