L’exécutif a donné son feu vert, mardi 10 février 2026, à un vaste projet de réforme constitutionnelle qui prévoit notamment d’allonger de deux ans le mandat présidentiel.
Si le texte est adopté par le Parlement, le président Emmerson Mnangagwa, au pouvoir depuis 2017, verrait ainsi son mandat courir jusqu’en 2030 au lieu de 2028.
Portée par la Zanu-PF, formation politique dominante au Zimbabwe depuis plusieurs décennies, cette initiative inclut également une modification du mode d’élection du chef de l’État. Le président ne serait plus choisi au suffrage universel direct, mais élu par les députés.
Détenant une majorité qualifiée des deux tiers à l’Assemblée nationale, le parti au pouvoir dispose d’un avantage décisif pour faire adopter cette réforme. Toutefois, cette perspective soulève déjà des interrogations sur l’évolution du système démocratique et l’équilibre institutionnel dans le pays d’Afrique australe.










