De violents heurts ont opposé, ce vendredi, des étudiants aux forces de l’ordre à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). À l’origine de ces tensions : une série de manifestations étudiantes contre les réformes envisagées par les autorités concernant l’attribution des bourses universitaires, ainsi que la fermeture des restaurants universitaires, jugée inacceptable par les apprenants.
Les étudiants dénoncent une révision annoncée du décret de 2014 fixant les critères d’octroi des bourses d’études. Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) est directement visé. Selon les autorités, ces réformes visent à renforcer la transparence du système et à aligner le calendrier des paiements des bourses sur celui de l’année académique.
Une justification qui peine à convaincre les étudiants, déjà éprouvés par des conditions de vie jugées précaires sur le campus. La colère s’est intensifiée avec la fermeture des restaurants universitaires, poussant les étudiants à déclencher un mouvement de grève généralisé. La mobilisation a rapidement dégénéré en affrontements, entraînant l’intervention musclée des forces de sécurité pour tenter de rétablir l’ordre au sein du campus.
De son côté, l’Intersyndicale du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) a fermement condamné les actes de violence, affirmant que plusieurs membres de son personnel ainsi que des infrastructures ont subi des dommages.
Elle appelle l’État à assurer la sécurité des travailleurs et des installations, tout en soulignant les efforts consentis par les autorités pour améliorer les conditions de vie des étudiants. L’organisation syndicale menace d’observer une grève de 48 heures, renouvelable, si la situation venait à perdurer.
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