Au Burkina Faso, le gouvernement d’Ibrahim Traoré a franchi un nouveau cap dans la lutte contre la corruption. Réuni en Conseil des ministres le jeudi 5 février 2026, l’exécutif a prononcé de lourdes sanctions disciplinaires à l’encontre de sept agents de l’État, dont quatre ont été révoqués.
Ces décisions font suite aux révélations du KORAG, diffusées le 1er février sur la télévision nationale RTB, mettant en lumière des pratiques de corruption dans plusieurs services publics. Parmi les agents concernés figurent cinq policiers, un médecin spécialiste et un agent des domaines de l’État.
Les autorités ont indiqué que les dossiers ont été traités avec diligence, tandis que trois autres fonctionnaires devront encore répondre devant les conseils de discipline. Le président Ibrahim Traoré entend ainsi traduire en actes la politique de tolérance zéro, après une année 2025 axée sur la sensibilisation et la dénonciation citoyenne.
Les images diffusées par le KORAG, captées en caméra cachée, ont profondément marqué l’opinion publique. Certaines séquences montrent notamment un médecin exigeant de l’argent avant de traiter un dossier médical. Face à l’ampleur du phénomène, les autorités ont opté pour une stratégie plus ferme, combinant preuves visuelles, sanctions exemplaires et prévention.
Le gouvernement appelle par ailleurs les populations à dénoncer tout acte de racket via le numéro vert 199, afin de restaurer durablement la confiance entre citoyens et institutions.
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