Un phénomène macabre et sacrilège terrorise les populations de la banlieue de Lomé. Depuis plusieurs semaines, des pilleurs ouvrent des tombes la nuit dans des cimetières de Lomé, mutilent les dépouilles et déposent des crânes devant des habitations.
Le média Africa Top Success rapporte les faits. La vague de profanations ne se limite pas à un seul lieu. Le cimetière musulman d’Adétikopé est particulièrement touché, avec au moins six tombes violées la semaine dernière. Les auteurs de ces actes, décrits comme des « individus sans foi ni loi », ouvrent les sépultures, mutilent les cadavres et emportent des parties des corps, notamment les crânes. Le même scénario se répète au cimetière d’Agoè Sogbosito, dans la même préfecture du Golfe.
Le caractère particulièrement odieux de ces actes réside dans leur finalité apparente d’intimidation et de terreur. Après avoir prélevé les crânes dans les cimetières, les profanateurs les déposent ensuite devant des maisons de populations riveraines. Cette pratique macabre transforme le deuil et le repos des défunts en un cauchemar vivant pour les familles et les voisins, plongés dans un profond traumatisme et un sentiment d’insécurité extrême.
Face à cette horreur, les habitants lancent un cri d’alarme urgent. Ils interpellent directement les autorités communales pour qu’elles assurent la sécurité des lieux de sépulture, notamment par des patrouilles de nuit. Ils appellent également l’Union Musulmane du Togo (UMT) à se mobiliser pour protéger les défunts et honorer leur mémoire. Les communautés exigent une enquête rapide et approfondie et une campagne de sensibilisation pour briser l’omerta et recueillir des témoignages.










