Trafic d’êtres humains : Un Togolais piégé au Nigéria

Trafic d'êtres humains : Un Togolais piégé au Nigéria

Un ressortissant togolais a réussi à s’échapper et à dénoncer un réseau de trafic dêtres humains entre le Togo et le Nigeria. Son témoignage a conduit à l’arrestation de six suspects et au sauvetage de plusieurs victimes dans l’État nigérian d’Ondo, révélant les méthodes cruelles de recrutement.

Le piège : une fausse offre d’emploi au Canada via le Nigeria

La victime, identifiée comme Meale Yaoili, a raconté aux autorités nigérianes comment il a été attiré dans un piège. Des recruteurs l’ont contacté au Togo en lui promettant une opportunité d’emploi au Canada.

Pour le convaincre, ils lui auraient affirmé qu’il n’existait pas d’ambassade canadienne au Togo et que toutes les démarches devaient obligatoirement passer par le Nigeria. Croyant à cette opportunité, Yaoili aurait versé environ 800 000 FCFA et accepté de faire le voyage.

Lire aussi  Promo 228 Fiesta de Yas Togo : clap de fin après 3 mois de récompenses 

Le calvaire : séquestration et confiscation de ses biens

À son arrivée au Nigeria, la promesse a viré au cauchemar. Selon son témoignage, ses effets personnels lui ont été confisqués et il a été retenu contre sa volonté, devenant de fait une victime de traite. C’est en réussissant à s’enfuir qu’il a pu se rendre au poste de police de Yaba pour porter plainte, déclenchant l’intervention des forces de l’ordre.

Lire aussi  Togo : un violent incendie ravage une partie du marché de Hédzranawoé

L’intervention policière : six arrestations et d’autres réseaux démantelés

À la suite de sa plainte, la police de l’État d’Ondo a immédiatement lancé une opération. Une descente dans un local présenté comme le centre des activités a permis l’arrestation de six suspects et le sauvetage de trois victimes. Le porte-parole de la police, DSP Abayomi Jimoh, a confirmé les faits.

Dans un développement parallèle, les enquêteurs ont mis au jour un autre réseau présumé de trafic d’êtres humains après le transfert d’une affaire initialement classée comme du banditisme. Les suspects de ce second réseau seraient des immigrés en situation irrégulière originaires du Tchad, également recrutés sous de faux prétextes. Toutes les victimes secourues bénéficient d’une prise en charge.

Lire aussi  Sécurité routière : EVAME forme des conducteurs de taxi-moto

Ce cas n’est malheureusement pas isolé. Comme le rappelle le communiqué, le trafic d’êtres humains est un fléau persistant en Afrique de l’Ouest. Des réseaux criminels opérant depuis le Nigeria, le Ghana, la Côte d’Ivoire ou le Burkina Faso exploitent régulièrement le désir de migration de nombreuses personnes avec de fausses promesses d’emplois en Europe ou en Amérique du Nord.

Rejoins notre chaîne WhatsApp