Finie l’ère du dépôt physique uniquement. L’Université de Lomé (UL) durcit considérablement son dispositif de contrôle. Désormais, aucun étudiant en Master ou Doctorat ne pourra obtenir son autorisation de soutenance sans avoir soumis au préalable une version numérique de son travail pour analyse anti-plagiat.
Dans un communiqué officiel publié ce 22 janvier 2026, la Direction des Affaires Académiques et de la Scolarité (DAAS), dirigée par le professeur Essohanam Batchana, a annoncé une mesure phare.
Toute demande d’autorisation de soutenance doit impérativement inclure le fichier numérique complet du mémoire ou de la thèse, au format PDF. Ce document est décrit comme « indispensable pour permettre l’analyse antiplagiat préalable à toute validation ». L’objectif affiché est de garantir l’intégrité académique, la qualité scientifique et le respect des normes éthiques au sein de la première université du pays.
Pour les étudiants en Master, le dossier complet doit désormais comprendre, outre les pièces classiques (demande, carte d’étudiant, relevés de notes, mémoire physique), le mémoire en version numérique (PDF) spécifiquement destiné au scan anti-plagiat.
Pour les doctorants, la procédure est similaire : la thèse en version PDF est ajoutée à la liste des pièces requises (demande au Président de l’UL, formulaire, preuve de paiement). La DAAS est intraitable : tout dossier incomplet, notamment dépourvu de ce fichier PDF, sera purement et simplement rejeté et ne sera pas traité.
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Cette mesure s’inscrit dans une dynamique globale de renforcement de la rigueur et de la crédibilité des diplômes délivrés par l’Université de Lomé. En rendant l’analyse anti-plagiat systématique et obligatoire en amont de la soutenance, l’institution entend prévenir et dissuader toute forme de fraude intellectuelle ou de copier-coller massif. Elle se dote ainsi d’un outil objectif pour évaluer l’originalité des travaux, une attente forte de la communauté académique internationale.
Cette décision marque un tournant vers la digitalisation des procédures académiques et place l’éthique de la recherche au cœur des préoccupations de l’UL. Elle implique pour les milliers d’étudiants concernés une vigilance accrue dans la rédaction et la citation de leurs sources.










