Le président ougandais Yoweri Museveni a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 15 janvier 2026, ouvrant la voie à un septième mandat consécutif.
À 81 ans, celui qui dirige l’Ouganda depuis 1986 entend prolonger un règne entamé après une guerre de guérilla victorieuse contre les régimes en place à l’époque. Sa candidature a été validée par la Commission électorale, confirmant la continuité d’un pouvoir qui fait de Museveni l’un des chefs d’État africains les plus anciens encore en fonction.
Longtemps perçu comme un symbole de renouveau et de stabilité, Museveni voit aujourd’hui son bilan vivement contesté. Si ses soutiens saluent les avancées en matière d’infrastructures, de sécurité et de croissance économique, ses opposants dénoncent un système marqué par la corruption, le recul des libertés publiques et une gouvernance de plus en plus autoritaire.
La question de la succession s’impose également au cœur du débat, notamment en raison de l’ascension politique et militaire de son fils, Muhoozi Kainerugaba, actuel chef de l’armée. Pour de nombreux observateurs, l’issue du scrutin semble peu incertaine, mais l’ambiance sur le terrain et la gestion de l’après-Museveni pourraient bien peser davantage que le résultat officiel des urnes.










