Pénurie d’eau au Togo : le ministre Adédzé dévoile les raisons de la crise plusieurs régions

Pénurie d'eau au Togo : le ministre Adédzé dévoile les raisons de la crise plusieurs régions

Plusieurs régions du Togo font face à une insuffisance critique d’accès à l’eau potable. Les préfectures de la Kozah et de la Binah dans la région de la Kara sont particulièrement touchées, une situation qui s’étend aussi aux Savanes et au Grand Lomé. Face à cette pénurie d’eau au Togo, le gouvernement a installé un comité de crise et déployé des équipes du ministère de l’Eau pour des missions itinérantes.

Selon les autorités, cette pénurie d’eau est « notamment due aux effets du changement climatique et de la faible pluviométrie », affectant les volumes d’eau disponibles pour les réseaux de distribution.

La double réponse de l’État face à la pénurie d’eau au Togo

La réponse immédiate se concrétise par la réhabilitation et la création de points d’eau. Le ministre Kodjo Adedze a annoncé que 50 forages existants équipés de postes autonomes sont en cours de connexion au réseau, tandis que 14 nouveaux forages ont été réalisés. Des camions-citernes ont également été mobilisés pour approvisionner les zones les plus critiques.

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Parallèlement, d’importants projets à long terme sont mis en avant :

  • Pour Kara : Un projet d’alimentation en eau potable de 25 milliards FCFA, financé par le Fonds koweïtien et la Banque islamique de développement.
  • Pour les Savanes : Le projet « PND Eau » (20 milliards FCFA) pour alimenter Dapaong, Mango et environs, ainsi qu’un projet d’urgence de 4,7 milliards FCFA spécifique à Mango et Dapaong.
  • Pour le Grand Lomé : Une stratégie basée sur la réhabilitation des infrastructures (12 milliards FCFA) et la réalisation de 24 nouveaux forages.
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Sur le terrain, un diagnostic officiel qui suscite des questions

Si le gouvernement met en avant la faiblesse des pluies, des voix sur le terrain, relayées par le journal L’Alternative, remettent en cause cette explication unique. À Mango, des habitants soulignent que le niveau de la rivière Oti ne semble pas particulièrement bas et s’interrogent sur la cohérence des projets qui prévoient justement de pomper dans ces cours d’eau.

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À Dapaong, la problématique semble différente. Des sources techniques du journal pointent du doigt la vétusté extrême des infrastructures de l’Unité de Traitement d’Eau Potable (UTEP), dont les pompes n’auraient pas été remplacées depuis près de 25 ans. Ce « secret de Polichinelle » – des équipements en panne chronique – questionne la part de la responsabilité managériale et de l’entretien dans la crise actuelle, par rapport aux seuls aléas climatiques.

Alors que les mesures d’urgence tentent de colmater les brèches, la pénurie d’eau révèle ainsi la complexité des défis togolais, à la croisée de l’environnement, de l’investissement et de la maintenance des équipements publics.

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