À la suite de la mesure de grâce et de clémence annoncée par le Président du Conseil des ministres, Faure Gnassingbé, le 30 décembre 2025, un programme concret de réinsertion se met en place. L’Association Solidarité Mondiale pour les Personnes Démunies et les Détenus (SMPDD) a identifié 535 anciens prisonniers, sur les 1 511 graciés, qui vont bénéficier d’un accompagnement structuré pour faciliter leur retour à la vie sociale.
Le président de la SMPDD, Coco de Koffi Woenagnon, a officialisé cet engagement lors d’une cérémonie ce vendredi 2 janvier. Il a expliqué avoir immédiatement déployé des équipes dans les 14 prisons du pays pour identifier les personnes les plus susceptibles de tirer profit d’un suivi soutenu et volontaire.
La prison civile de Lomé, principal pourvoyeur de bénéficiaires
Parmi les 535 anciens prisonniers sélectionnés, une large part provient de l’établissement pénitentiaire le plus critique du pays en termes de surpopulation. « Au moins 250 d’entre eux sont issus de la prison civile de Lomé », a confirmé Coco de Koffi Woenagnon dans un entretien avec l’agence Anadolu.
Ce chiffre met en lumière le défi particulier que représente la réinsertion dans la capitale, où les difficultés socio-économiques et le risque de retrouver d’anciennes influences peuvent être accrus. L’accent mis sur cet établissement répond à une urgence à la fois humaine et de sécurité publique.
Un objectif clair : l’autonomie économique pour couper le cycle de la récidive
L’approche de la SMPDD ne se limite pas à un soutien administratif. L’association vise une réinsertion professionnelle active. « Notre objectif est d’aider à une réelle réinsertion professionnelle, surtout afin de réduire les risques de récidive », a déclaré son président.
Le cœur de la stratégie repose sur la création d’« activités génératrices de revenus ». L’association promet ainsi un accompagnement ciblé, probablement sous forme de formation, de conseil en création de micro-entreprises ou d’aide à l’accès à des microcrédits. Cette méthode pragmatique part du principe que l’autonomie financière est une étape fondamentale pour une réintégration durable et pacifique.
Cette initiative, née d’une décision présidentielle, entre maintenant dans sa phase opérationnelle la plus délicate : transformer une libération en une véritable seconde chance, pour le bien des anciens détenus et de l’ensemble de la société togolaise.










