Réunis à Abuja, au Nigeria, à l’occasion du 68ᵉ sommet de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les chefs d’État ouest-africains ont réaffirmé leur position de fermeté absolue contre toute tentative de prise de pouvoir par la force.
Les discussions ont été largement marquées par les tensions politiques récentes en Guinée-Bissau, après un coup d’État survenu le mois précédent, et par une tentative de putsch avortée au Bénin le 7 décembre. Dans un contexte régional fragile, les dirigeants ont rappelé que la stabilité politique et le respect de l’ordre constitutionnel restent des piliers essentiels pour l’avenir de l’organisation.
Au-delà de la question des coups d’État, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent s’est imposée comme une priorité stratégique. Le président en exercice de la conférence des chefs d’État de la CEDEAO, Julius Maada Bio, a souligné l’urgence de renforcer une organisation désormais réduite à douze membres après le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso.
Il a annoncé des avancées majeures, notamment la mise en place d’un mécanisme de financement durable pour la sécurité régionale et la création d’une brigade antiterroriste de 1 650 soldats d’ici fin 2026.
Insistant sur la nécessité d’un équilibre entre sécurité, gouvernance, éducation et emploi, Julius Maada Bio a également appelé à transformer la CEDEAO en un espace d’opportunités, avec en ligne de mire le projet ambitieux de lancement d’une monnaie unique à l’horizon 2027.
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